Publié par : quebecsocialiste | 28 janvier 2013

ONU : Canada et États-Unis pour la glorification du nazisme ?

Vers la fin de 2012, un événement assez important s’est produit à l’ONU, sans que nous en soyons informés d’une quelconque manière par notre « presse libre » occidentale autoproclamée. En effet, je viens tout juste d’apprendre que vers la fin de l’année dernière, soit le 27 novembre dernier, pour être plus précis, une certaine résolution a été adoptée à l’ONU. Cette résolution, présentée par la Russie, consistait à réaffirmer l’importance de la lutte contre le racisme, l’intolérance et la xénophobie, ainsi qu’à condamner la glorification du nazisme. La source de cette information se trouve à la fin de ce texte.

La raison pour laquelle j’évoque cela à la fin de janvier 2013, mis à part le fait que je viens tout juste de l’apprendre, est le fait que trois pays ont osé voter contre cette résolution : Les États-Unis, le Canada et les Îles Marshall. Vous avez bien lu. La raison invoquée par les États-Unis pour justifier l’indéfendable ? « La liberté d’expression et l’esprit démocratique ». Ah bon. Je ne savais pas que « la défense de la liberté d’expression et de la démocratie » signifiait l’indifférence devant le fait qu’en Europe, des monuments glorifiant les soldats SS nazis sont érigés dans les pays Baltes (des régimes autoritaires) et des manifestations de « White pride » raciste et d’éloges de vétérans SS s’organisent en Ukraine sans que cela ne semble poser problème aux autorités de la capitale Kiev, sans parler du laisser-faire européen devant la multiplication des partis néo-nazis et néo-fascistes à travers l’Europe.

La résolution russe, qui a reçu un appui massif des États membres de l’ONU,  malgré une cinquantaine d’abstentions, surtout européennes (difficilement explicables), visait justement à condamner cette glorification honteuse vouée au nazisme dans certains pays européens. Le nazisme est une idéologie vile, évolution extrême du fascisme, qui croit en la supériorité d’une race sur toutes les autres, condamnées à servir la race supérieure, ou à mourir. Cette horreur fut tolérée jusqu’à un certain point par le capitalisme impérialiste occidental, qui voulait s’en servir pour détruire l’URSS sans avoir à se salir les mains. Nous connaissons tous la suite de l’histoire…

Le Canada n’a aucune leçon de morale à donner au Québec

Le hasard fait bien les choses parfois. Quelques jours à peine après avoir exposé l’hypocrisie de cette minorité anglophone qui voit du fascisme et même du nazisme partout dans le mouvement indépendantiste québécois (encouragée dans sa paranoïa collective par les grands médias anglo-canadiens), voilà que je découvre cette histoire. Tiens, tiens, je me demande pourquoi notre « presse libre » autoproclamée n’a pas jugé opportun de nous informer de cette prise de position du gouvernement canadien, qui dit parler au nom de nous tous, qui habitons « son » territoire… Peut-être que la raison de ce silence réside dans le fait que cela déclencherait un véritable scandale au pays, surtout parmi les québécois, dont certains se sentent coupables de crimes imaginaires à force de se faire accuser de nazisme à chaque jour (ou presque) dans les médias anglophones.

Donc, le Canada, si « tolérant, bilingue et multiculturaliste », refuse de condamner la glorification du nazisme, tout en osant prétendre que le mouvement souverainiste québécois est « sectaire » et « refermé sur lui-même ». Intéressant cas de deux poids, deux mesures… Ça en prend du culot, pour descendre aussi bas tout en continuant de se faire passer comme moralement supérieur. Le masque de l’hypocrisie, lui, continuerait de s’effriter, si la population québécoise pouvait compter sur un média de masse ayant à cœur la simple information de la population sur les décisions qui se prennent en son nom.

Les États-Unis, eux, sont le seul État fonctionnel au monde à n’avoir jamais ratifié la charte de l’ONU pour les droits de l’enfance, l’autre pays étant la Somalie, qui n’a pas de gouvernement fonctionnel depuis près de 25 ans. Même dans ce contexte, le fait que les États-Unis aient décidé d’aller jusqu’à s’opposer carrément à la résolution, au lieu de s’abstenir comme les européens gênés, cela en dit long sur l’hypocrisie du « pays de la liberté », quand ses grands principes se heurtent à la profonde animosité du gouvernement yankee pour tout ce qui vient de la diplomatie russe. Le refus des russes de laisser gentiment les impérialistes occidentaux envahir la Syrie, il va falloir en revenir un jour.

Quant aux Îles Marshall, dont le gouvernement corrompu est réputé pour vendre ses votes onusiens aux États-Unis, cela démontre tout simplement que le gouvernement de ce micro-État est prêt à franchir des limites de servitude où même Palau et la Micronésie ne semblent pas vouloir s’aventurer sur leurs genoux usés.

Que font nos représentants pendant ce temps ?

À moins que le gouvernement québécois soit moins bien informé que moi (ce qui me ferait tomber en bas de ma chaise), il devrait être également au courant des positions prises en son nom par le gouvernement canadien à l’ONU. Où est donc cette « gouvernance souverainiste » tant vantée durant les dernières élections ? Il est tout simplement absurde qu’un gouvernement s’autoproclamant « souverainiste » puisse avoir besoin d’un coup pied au derrière de sa base pour sauter sur une occasion aussi facile de faire mal paraître le gouvernement fédéral, qui se couvre allègrement de ridicule sur la scène internationale. Un vote à l’Assemblée nationale, un point de presse, quelques mentions ou rappels dans des entrevues et la population ne pourra pas l’ignorer éternellement.

De quoi le PQ a-t-il peur ici ? De se faire ramasser dans les médias mercenaires ? Qu’est-ce qu’ils vont faire ? Ramasser le PQ parce qu’il est contre la glorification du nazisme ? J’ai bien hâte de voir ça.

Aujourd’hui, je vais faire quelque chose que je n’oserais jamais faire en d’autres circonstances, parce que je n’ai pas été élu représentant de la population québécoise. Je vais pourtant parler en son nom, au moins pour une fois :

« Le peuple Québécois est désolé et profondément choqué par ce vote du Canada à l’ONU et nous nous en dissocions immédiatement et totalement. Au peuple russe, tout comme aux peuples du reste du monde, nous voudrions faire savoir que nous ne sommes aucunement en faveur de la glorification du nazisme. Nous condamnons le Canada pour cette décision prise sans la moindre consultation. Nous ne nous sentons aucunement représentés par ce vote du Canada, des États-Unis et des Îles Marshall. »

Voilà, c’est fait. La prochaine fois, ce serait bien si notre première ministre, madame Pauline Marois, pourrait s’acquitter elle-même du boulot pour lequel elle est payée : représenter la population qui l’a placé sur son siège.

-Gabriel Proulx

*Cliquez ici pour consulter la version française du document détaillant le point 67 de l’ordre du jour de la soixante-septième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, «Élimination du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée». C’est à la page 3 que débute le projet de résolution proposé par la Fédération de Russie. Les résultats du vote, avec la liste des États «pour», «contre» et ceux s’étant abstenus, sont disponibles aux pages 9 et 10. En bas de la page 9, il est écrit, bien en évidence : « Ont voté contre : Canada, États-Unis d’Amérique, Îles Marshall ».

Publié par : quebecsocialiste | 19 janvier 2013

Au Québec, pourquoi les anglophones se sentent-ils autant menacés ?

Récemment, j’ai pris connaissance du scandale entourant l’affaire « Notre Home », une chanson à 90% anglophone, qui se présente en même temps comme étant « bilingue ». C’est une chanson qui a un message creux et qui lance un appel à peine voilé aux Francophones pour que nous arrêtions avec cette « vieille bataille » qu’est la défense de notre langue, de notre culture, et de notre identité contre l’assimilation rampante. Cette chanson est un projet du groupe de pression anti-francophone « Quebec Community Group Network » (QCGN).

Pourquoi est-ce un scandale ? Le fait que le QCGN soit derrière la production de cette chanson ne devrait en soi choquer personne. Le QCGN est une organisation financée par le gouvernement fédéral pour accomplir sa mission de propagande, par la victimisation à outrance des anglophones de Montréal, comme le fait déjà The Gazette. C’est un organisme qui poursuit, à ce niveau, ce que faisait avant la défunte Alliance Québec.

Par contre, le fait que le ministre de la francophonie dans le gouvernement « souverainiste » du Parti Québécois, Jean-François Lisée, ait donné 20 000$ de nos propres impôts pour financer une tournée à travers le Québec de « Notre Home », et pour faire la promotion du message de la QCGN, ça, c’est un problème aux proportions carrément scandaleuses. Cela dépasse de loin le montant en jeu.

En fait, je dirais que cette affaire est à ce point absurde qu’elle n’a même pas besoin d’un article détaillé pour la condamner. Le simple bon sens et le bon goût musical suffisent pour constater que le ministre Lisée s’est royalement tiré dans le pied avec cette histoire.

Par contre, la lecture et le visionnement de quelques commentaires et vidéos anglophones apparaissant sur Youtube et portant encore une fois sur cette affaire ne peuvent faire autrement que de pousser à une certaine réflexion qu’on ne saurait éviter.

Ces légions d’anglophones, jeunes et moins jeunes, qui pensent sincèrement que le gouvernement mou du PQ chercherait à imposer un régime fasciste, visant rien de moins que l’extermination des anglophones, donnent froid dans le dos, tout en faisant bouillir le sang dans mes veines. C’est pourtant ce qu’on peut lire sur Internet. C’est le colonisateur qui se croit lui-même menacé d’extinction. C’est le monde à l’envers. Qu’est-ce qui a bien pu leur rentrer des idées aussi saugrenues dans la tête ?

Le rôle des médias dans la culture de la peur et de la haine

Bien entendu, les médias anglophones jouent un rôle important dans ce phénomène sociologique. Il suffit pour cela de se rappeler l’image que The Gazette, The National Post, The Globe and Mail, ou la totalité des médias de Sun News, peut-être les plus francophobes de tous — ce qui est assez ironique compte tenu du fait que Sun Media est la branche anglophone de Quebecor Media, du milliardaire francophone Pierre-Karl Péladeau —, peuvent faire circuler à propos des Québécois et des Québécoises, pour s’en convaincre.

Sans arrêt, aux yeux de ces médias mercenaires de propagande, les Québécois sont décriés comme des parasites, des paresseux, des voleurs, des corrompus et des buveurs de bière, quand ils n’affirment pas carrément, le plus sérieusement du monde, que les québécois francophones sont « moins bons avec les chiffres et l’économie que le reste du Canada anglophone ». Les francophones ne feraient jamais rien de bien, nous ne serions rien d’autre qu’une « bande de paysans ingrats et nés pour un petit pain ». Des « nègres blancs d’Amérique » comme disait le britannique Lord Durham, dans son rapport royal après les rébellions des Patriotes de 1837-1838, rapport dans lequel il recommandait, « pour le bien de ces sous-hommes », de « les assimiler complètement à la culture supérieure britannique ».

Dans cet océan d’insultes, de calomnies et de procès d’intentions, l’accusation principale formulée contre nous, par les médias anglophones, à savoir notre « tendance à la xénophobie et au fascisme », pourrait faire rire tellement elle est hypocrite, sauf que toute cette situation est beaucoup trop grave et révoltante.

Croyez-moi, je suis au courant qu’il y a des francophones « rednecks » xénophobes au Québec, comme dans la totalité des pays du monde, en passant. La différence, c’est que nos fêlés à nous, ils ne sont jamais sortis de chez eux en robe de chambre avec des fusils d’assaut pour commettre un attentat terroriste et une tentative d’assassinat contre Jean Charest, Justin Trudeau ou Stephen Harper.

Richard Henry Bain, lui, est un authentique redneck anglophone refermé sur lui-même, fort probablement conditionné pendant des années par les médias anglophones, qui répandent depuis des décennies une culture de peur et de haine contre les francophones québécois. Nous avons ici le conditionnement malsain d’un individu mentalement instable sur une longue période de temps. Ne manquait plus qu’un élément déclencheur pour sa colère haineuse et refoulée.

Cet élément déclencheur s’est présenté sous la forme d’une campagne électorale particulièrement négative, durant laquelle les médias anglophones n’ont pas arrêté de prétendre, sans la moindre preuve à l’appui, que le PQ, s’il prenait le pouvoir, allait mettre en place un plan machiavélique et fasciste, qui menacerait l’existence même des québécois non francophones. On connaît la suite ; cela ne prenait ensuite qu’un seul détraqué bien conditionné pour prendre une arme et tirer dans le tas.

Le pire dans ce qui a suivi ce triste événement, qui causa la mort d’un homme, un honnête travailleur du Métropolis, et a aussi failli en faucher un autre, ce sont les réactions hystériques observées et répertoriées sur les médias sociaux, du côté d’une certaine frange de la jeunesse anglophone. Des centaines et des centaines de commentaires incendiaires écrits par des anglophones et allophones racistes, qui étaient désolés « qu’il ait manqué son coup ».

Pendant que nous, Québécois indépendantistes, faisions preuve de retenue en ne mettant pas l’attentat de Bain sur le dos de toute la communauté anglophone (ce qui aurait été profondément irresponsable, en mettant de l’huile sur le feu), certains anglophones affichaient mur à mur leur mépris pour la vie humaine, sous le prétexte scandaleux que « les french frogs et les séparatistes le méritent, avec leurs lois linguistiques fascistes ».

Bien que ces exaltés assoiffés de sang québécois ne soient qu’une minorité, avec une grande gueule, dans leurs communautés, (quel individu saint d’esprit souhaiterait sincèrement une guerre civile ici ?), il est alarmant de constater que pendant que la jeunesse québécoise cherche la paix et la compréhension de l’autre, une certaine proportion de la jeunesse anglophone montréalaise puisse se croire assiégée par une sorte de complot fasciste francophone, exactement comme dans la parodie du 4e Reich de RBO… il y a 20 ans de cela.

Une oppression imaginaire

On peut utiliser le terme « fasciste » pour désigner des régimes et propos autres que ceux de l’Allemagne nazie, qui ne détient de toute manière ni le brevet du terme (on doit cette triste distinction à l’Italie de Mussolini), ni l’exclusivité (on n’a qu’à voir la panoplie de régimes fascistes soutenus à travers le monde par les élites impérialistes des États-Unis, depuis des décennies).

Par contre, la manière avec laquelle les « anglos paranos » utilisent ce terme, en évoquant avec lui des termes comme « l’épuration ethnique » et « l’extermination », ceux-là font clairement référence à l’Allemagne nazie, qu’ils comparent en même temps au Parti Québécois et à ses politiques plutôt molles de conciliation avec l’opposition fédéraliste. Si le ridicule tuait, il ferait des ravages dans le West Island…

Concrètement, le Québec est-il un haut lieu d’intolérance, de xénophobie et de fermeture à l’autre, comme certains voudraient nous le faire croire ? Non, loin de là. Nous accueillons nos nouveaux arrivants à bras ouverts, jusqu’au point, quasiment unique dans le monde, de ne même pas leur demander de parler notre langue nationale pour fonctionner dans notre société. Notre minorité anglophone figure parmi les mieux traitées du monde, avec une part des budgets en santé et en éducation qui dépasse de loin soin poids démographique.

Le « pire » que nous ayons fait, jusqu’ici, c’est de forcer les commerçants qui faisaient l’affichage unilingue anglais, à faire leur affichage dans les deux langues, le français étant obligatoire. Tout ça pour avoir un peu de respect pour notre culture et notre identité nationale. Ce petit train de mesures a rencontré une résistance féroce et acharnée de la part de la minorité anglophone historique, qui a toujours refusé la notion que les folkloriques petits indigènes francophones puissent leur dire quoi faire et cela se poursuit encore avec la décision des Wallmart, Costco et compagnie, de poursuivre le gouvernement par rapport, une fois encore, à la loi 101.

Certains de ces hystériques poussent la sauce jusqu’à prétendre qu’ils prennent ces positions racistes « au nom de l’égalité et du bilinguisme ». C’est comique ça. Elle est où, cette « égalité bilingue » dans le reste du Canada ? Comment se fait-il que les Francophones ontariens, manitobains et acadiens, aient autant de misère à se faire servir en français… jusque dans leurs hôpitaux ?

Une paranoïa hypocrite

Ils disent que les « méchants séparatistes » sont intolérants et xénophobes. Pourtant ce n’est pas nous qui avons monté un ministère de l’immigration cruel et inhumain, et qui a décidé que « des réfugiés politiques mexicains ou tchèques, ça n’existe pas ». Ce sont les Conservateurs fédéraux, les représentants au pouvoir des rednecks de tout le Canada, avec leur vicieux ministre Jason Kenney, qui ont introduit ces idées dégueulasses.

La dernière histoire d’horreur en date est l’expulsion de la famille Reyes Mendez, sauvagement expulsée comme une bande de criminels, alors que le père a déjà été enlevé par les cartels de la drogue au Mexique. Ces cas vont en augmentant, parce que le gouvernement de leur cher Canada bilingue ne reconnaît pas que des réfugiés politiques puissent exister « dans des démocraties libérales ».

Le Mexique est pratiquement en État de guerre civile depuis des années avec ses cartels de drogue, une guerre qui a déjà fait des milliers de morts, sans parler des discriminations étatiques contre les populations autochtones, dont les Mayas.

La République tchèque, de son côté, affiche le pire bilan de toute l’Union Européenne en matière de droits humains, pire encore que les fameux trois États Baltes (Lituanie, Lettonie et Estonie) et leur glorification des soldats SS nazis issus de leur territoire.

La République tchèque traite sa minorité, les Roms, pire encore qu’en citoyens de seconde zone. Il y a eu des cas prouvés et documentés où des médecins tchèques ont pratiqué des avortements forcés contre des femmes roms « pour limiter leur population », sans que ces monstres, réellement nazis ceux-là, ne soient inquiétés par les autorités tchèques. Les enfants roms sont systématiquement placés dans les classes pour handicapés mentaux, dans les écoles, et placés dans des cages, comme des animaux. Beaucoup de Roms se font régulièrement tabasser, parfois jusqu’à la mort, par les groupes de skinheads néo-nazis tchèques, des actions haineuses et violentes dont la police tchèque n’a rien à cirer.

Ça, c’est du fascisme, du vrai, chers anglos qui criez au loup. Mais où étiez-vous donc, vous qui parlez d’un Québec fasciste, quand était le temps de condamner ça ? Où étiez-vous, quand il était temps de protester contre les mesures cruelles et discriminatoires du gouvernement fédéral conservateur contre les personnes cherchant l’asile politique sur notre sol ? Vous considérez vraiment le gouvernement du PQ, de Pauline Marois, comme « fasciste », mais vous ne condamnez pas ça ? De l’hypocrisie à l’état pur, voilà à quoi ça ressemble, votre crainte irrationnelle des francophones qui se tiennent debout pour défendre ce qui reste de leur culture, et que de fiers représentants de cette même « minorité anglophone » (majoritaire dans le reste du Canada) ont essayé d’éradiquer pendant plus de 200 ans.

Au fond, si cette minorité anglophone est à ce point terrorisée par l’idée que les Québécois francophones puissent devenir indépendants et contrôler leur propre destin politique, c’est peut-être parce qu’au fond, ils savent bien ce qu’ils nous ont fait endurer. En conséquence, ils ont peur que nous nous vengions. Après tout, la culture anglo-saxonne en Amérique du Nord, dominée par les États-Unis, est obsédée par la vengeance. Sauf que voilà, nous, Québécois, ne partageons pas cette culture là. Nous n’avons aucune intention de nous venger de vous, de vous exterminer ou de vous interner dans des camps et des réserves comme vous l’avez fait avec les Autochtones. C’est un fait.

Ceci étant clarifié, j’aurais un message pour ces mêmes gens qui semblent embarquer malgré tout dans ce genre de discours complètement déconnecté de la réalité. Regardez un peu autour de vous et sortez de votre tour d’ivoire. Renseignez-vous un peu plus avant de juger les autres. Vous êtes invités à venir travailler avec nous, pour l’édification d’un nouvel État, la République du Québec. Cela serait pas mal plus utile et constructif.

Si vous ne voulez rien savoir de ça, vous aurez toujours l’opportunité de continuer à appuyer le Parti Libéral ultra corrompu. Pas sûr que cela soit vraiment constructif et que cela vous mène bien loin. Vous aurez alors l’air, plus que jamais, d’être une bande d’adorateurs de la mafia.

Évidemment, si votre problème est que vous nous détestez à ce point, en tant que peuple, que vous refusez l’idée même que nous puissions avoir droit à notre propre pays indépendant du joug de votre chère reine d’Angleterre et de sa dynastie tâchée de sang, alors dites vous qu’il vous restera toujours l’option de… foutre le camp pour pouvoir ensuite réclamer votre statut de réfugiés politiques dans le reste de cet énorme pays nommé Canada.

Soyez assurés que les politiciens à Ottawa ne rechigneront pas à vous accorder justement ce statut de réfugiés canadiens, contrairement aux vrais réfugiés en provenance de partout dans le monde qui, eux, sont par contre refusés comme des lépreux, à la porte de votre pays pourtant si bilingue et si tolérant…

Gabriel Proulx,

Saint-Eustache, capitale nationale des Patriotes

Publié par : quebecsocialiste | 10 janvier 2013

Texte intégral du discours du Président Bachar al-Assad

Bonjour chers lecteurs et lectrices, j’espère que vous avez passé un bon temps des fêtes et que vous commencez la nouvelle année pleins d’espoir dans l’avenir. Malheureusement, c’est un luxe que le peuple syrien ne peut se permettre, avec les hordes de terroristes islamistes qui mettent ce pays souverain à feu et à sang avec le soutien des monarchies arabes totalitaires et des fonds en provenance de l’Occident, donc de l’argent de nos taxes.

Dans le cadre des récents développements dans le dossier syrien, le président syrien, Bachar Al-Assad, a prononcé un discours à la nation syrienne. Nos grands médias « libres » occidentaux autoproclamés, adeptes de la pensée unique atlantiste (pro-USA), ont refusé de transmettre à leurs audiences l’intervention complète du président du pays concerné, se bornant à condamner des morceaux de son discours ici et là, sortis de leur contexte. Même si je ne suis pas un adepte du président Al-Assad, je crois que nous avons besoin de connaître son point de vu détaillé, afin de pouvoir nous faire une idée claire des positions dans ce débat. Ce que « nos » grands médias et nos politiciens font, en réalité, c’est accoler des étiquettes à des mots qui choquent, pour influencer les esprits en leur faveur. Ce n’est pas ainsi qu’un débat honnête est mené. Ce n’est pas ainsi que l’on informe les gens sur un sujet aussi compliqué.

Voici donc l’intervention complète et traduite en français du président syrien Bachar Al-Assad. Nous avons le droit de savoir ce qu’il a à dire :

Syrie : Texte intégral du discours du Président Bachar al-Assad
Dimanche 06/01/2013
Maison de l’Opéra de Damas

Mes soeurs et mes frères,

Aujourd’hui, je vous regarde et je vois les visages des fils et filles de ma patrie emprunts de tristesse et de douleur. Je vois les yeux des enfants de la Syrie ne plus briller du rire radieux de l’innocence. Je vois les mains des plus âgés ne plus savoir que se lever vers le ciel pour prier, et implorer pour le salut de leurs enfants, petits enfants et arrières petits enfants.

Nous sommes réunis ici, mais la souffrance a envahi la terre syrienne sans laisser place à la joie dans tous ses coins et recoins. La tranquillité et la sécurité ont disparu de ses rues et ruelles… Nous sommes réunis ici, mais des mères ont perdu leurs fils… les meilleurs des fils ; des familles ont perdu leur soutien ; des enfants sont devenus orphelins ; des frères ont été séparés, les uns tombés en martyrs, d’autres déplacés, et d’autres portés disparus.

Cette souffrance plane sur le pays tel un nuage noir. En tenir compte est noble, mais cela ne suffit pas à compenser la perte d’êtres chers, à ramener la stabilité et la sécurité, à assurer le pain, l’eau, les carburants et les médicaments à tous et à toutes. Mais, de cette matrice de la douleur doit naître l’espoir, et du fin fond de cette souffrance doivent naître les meilleures des solutions ; tout comme le nuage qui cache la lumière du soleil porte en lui la pureté de l’eau de pluie qui fera germer l’espoir et la générosité, une fois qu’il aura plu.

Ces sentiments et émotions réunissant douleur, chagrin, défi, et détermination sont une formidable énergie ! La Syrie ne dépassera son épreuve qu’en convertissant cette énergie en un « mouvement national » général qui sauvera le pays des griffes d’une agression inouïe et sans précédent dans l’Histoire de la région.

Ce « mouvement national » est le seul baume qui puisse apaiser les blessures profondes qui ont touché notre tissu social et ont failli le déchiqueter. Il est seul capable de maintenir la géographie de la Syrie, de la rendre plus forte politiquement et socialement, et de la régénérer culturellement et moralement. Cette responsabilité incombe à chacun des citoyens. Chacun peut offrir sa part selon ses moyens, même s’il les considère faibles ou limités. La patrie est pour tous et nous la défendons tous, chacun comme il peut et selon son propre potentiel. Car, l’idée est défense, la situation est défense, la reconstruction est défense, et la sauvegarde des biens du peuple est défense ! Défense… pour la bonne raison que, devant cette agression de toutes les composantes de la patrie, chaque citoyen réfléchi sait pertinemment que l’attentisme, le négativisme ou l’espoir que quelqu’un d’autre puisse résoudre les problèmes reviendraient à mener le pays vers l’abîme… Ne pas participer à la recherche des solutions, reviendrait à faire reculer le pays non à le sortir de ce qu’il endure.

Beaucoup sont tombés dans le piège tendu pour faire croire que le conflit est à situer entre le pouvoir et l’opposition, autrement dit une lutte pour un fauteuil, un poste, ou un pouvoir ! C’est pourquoi, ils se sont tenus à distance et ont opté pour le silence et la neutralité. Par conséquent, aujourd’hui, il est du devoir de chacun d’entre nous de rediriger les regards vers la véritable boussole de la patrie… Car le conflit, Mesdames et Messieurs, est entre la patrie et ses ennemis, entre le peuple et des criminels assassins, entre le citoyen et ceux qui volent son pain, son eau, ses sources de chaleur… et le privent de la sécurité dont il était si fier, pour répandre la peur et la panique dans les esprits.

Ils ont tué les civils et les innocents, pour éteindre la lumière et le rayonnement de notre pays… Ils ont assassiné le talent et l’intelligence, pour semer l’ignorance dans nos esprits… Ils ont saccagé les infrastructures construites avec les deniers de notre peuple, pour répandre la souffrance dans nos vies… Ils ont privé les enfants de leur écoles, pour détruite notre avenir et répandre leur idiotie… Ils ont coupé l’électricité, les voies de communication et l’approvisionnement en carburant, pour laisser les personnes âgées et les enfants endurer le froid de l’hiver, et ont ainsi prouvé leur incontestable barbarie… Ils ont volé les silos de grains, de blé, de farine, pour que le citoyen meure de faim et ne puisse plus que rêver de son pain… Est-ce là un conflit pour un poste ou un pouvoir ? Ou bien est-ce une guerre entre la patrie et ses ennemis ? Est-ce une lutte pour le pouvoir ? Ou bien est-ce pure vengeance contre le peuple qui n’a pas accordé à ces terroristes assassins le mot clé pour disloquer la Syrie et partager sa société ? Ils sont les ennemis du peuple, et les ennemis du peuple sont les ennemis de Dieu, et les ennemis de Dieu sont voués au feu de l’Enfer le jour de la Résurrection !

Dans une première étape, ils ont imposé leur prétendue révolution ! Mais le peuple s’est révolté et a refusé de les couver, malgré les flots d’argent déversé, le déchainement des médias, et l’intimidation par des armes encore cachées. Constatant leur échec, ils sont passés à la deuxième étape, et tombant les masques de la révolution dite « pacifique » ils ont brandi leur arsenal qu’il était devenu inutile de dissimuler… Ensuite, ils ont tenté l’occupation de certaines villes qui devaient leur servir pour se déchainer comme des loups furieux sur d’autres villes… Ils ont frappé sauvagement… Mais plus ils frappaient, plus le peuple conscient des enjeux résistait, démontrant son mépris et leur fausseté… C’est là qu’ils ont décidé de leur vengeance, contre tous et sans distinction, en usant du « Terrorisme » partout où ils ont pu s’infiltrer !

Ils parlent de « Révolution », alors qu’ils n’ont rien à voir avec les révolutions, ni de près, ni de loin ! Une révolution a besoin de penseurs. La révolution se construit sur une pensée. Où est donc le penseur ? Qui a rencontré un seul de leurs penseurs ? Les révolutions ont besoin de dirigeants. Qui sait quel est celui qui les dirige ? Les révolutions supposent un savoir et des idées, non de l’ignorance… Les révolutions supposent d’aller de l’avant, non de revenir à des siècles passés… Les révolutions supposent d’éclairer la société toute entière, non de lui couper l’électricité… Habituellement, la révolution est faite par le peuple, non par des individus importés de l’étranger pour imposer leur révolution au peuple… Elle est faite pour le peuple, non contre ses intérêts. Alors, de grâce, est-ce une révolution et avons-nous à faire avec des révolutionnaires ? Ou bien ne sont-ils qu’une bande de criminels ?

Ceci pour la façade, alors qu’en arrière plan œuvraient les « Takfiristes » par déflagrations, assassinats de masse, et soutien logistique des bandes armées au premier plan. Il n’empêche qu’à chaque fois que l’armée et le peuple, main dans la main, les ont repoussés, ils ont frôlé la dépression. Du coup, ils se sont sentis obligés de se battre aux premiers rangs et de tenir la barre d’un vaisseau voguant à tout va, par le feu, le sang, et la torture… C’est bien parce que la pensée takfiriste est étrangère à notre pays qu’ils ont dû importer de l’étranger et les individus et leurs idées… Et c’est là que l’équation s’est inversée. D’une part, des takfiristes, des terroristes, al-Qaïda, qui se targuent d’être des « djihadistes » venus de partout dans le monde, pour mener des opérations terroristes sur notre sol. D’autre part, des bandes armées qui, suite à leur échec, ont été transférées à l’arrière plan en tant qu’assistantes dans les opérations d’enlèvements, de pillages, et de sabotages… Des esclaves ou des agents à la solde des ennemis, dans le meilleur des cas. Des espions travaillant contre leurs compatriotes pour le compte de tueurs takfiristes ne parlant que la langue du carnage, et du démembrement des corps de leurs victimes !

Mes frères… c’est ceux-là que nous combattons. Beaucoup ne sont pas Syriens. Ils sont venus, mus par des concepts pervers et une terminologie frelatée. Ils parlent d’un Djihad qui est loin de correspondre à celui de l’Islam… Ce qui est certain est que la plupart de ceux à qui nous avons à faire, aujourd’hui, font partie de ces terroristes prônant l’idéologie d’al-Qaïda… Je pense que la plupart d’entre vous savent de quelle manière l’Occident a soutenu, en Afghanistan, ce type de terroristes financés par de l’argent arabe, depuis trois décennies… Avec le démembrement de l’Union soviétique et son retrait d’Afghanistan, cette organisation de terroristes s’est mise à essaimer et à frapper partout dans le monde arabe… Elle a frappé en pays musulmans puis s’est dirigée vers l’Occident… Ils ont essayé de s’en débarrasser au cours de leur guerre en Afghanistan… Ils ont essayé d’autres manières pour s’en débarrasser après leur invasion de l’Irak… Ce qui n’a pas empêché ce terrorisme organisé de devenir de plus en plus obstiné et migratoire… Mais voilà que « les événements » sont arrivés dans le monde arabe, notamment en Syrie, comme une opportunité pour ces forces – je veux dire les forces occidentales – afin qu’elles puissent transférer le plus grand nombre de ces « désormais indésirables » vers la Syrie et en faire une nouvelle terre du Djihad. C’est ainsi, qu’ils ont pensé pouvoir défaire deux rivaux gênants d’un même coup : le terrorisme et le « nœud problématique » de la Syrie !

Il y a un peu plus d’un mois, une organisation – dont je ne me souviens plus du nom – qui s’occupe des questions de terrorisme, a publié un rapport sur la baisse des actes terroristes dans le Monde, notamment en Asie centrale et orientale… C’est vrai, puisque la plupart des terroristes qui sévissaient dans ces régions et même dans certains pays occidentaux sont venus en Syrie ! L’intrusion de ces terroristes est dangereuse pour la sécurité de n’importe quelle société ; ce qui est évident sans pour autant admettre qu’il soit impossible de les défaire quand on en a la volonté et le courage… Mais le plus dangereux est leur intrusion dans les intellects et les milieux sociaux… Une fois que leur mode de pensée a pénétré au sein d’une communauté, elle se transforme en un monstre difforme. Nous devons traiter cette question avec sérieux, indépendamment de la crise politique que traverse la Syrie. En d’autres termes, nous devons dépasser nos divergences car si nous ne traitons pas cette question, nous ne laisserons que du « sang en héritage » pour des générations et des générations… La Syrie que nous connaissons n’existera plus. Son nom et sa géographie ne disparaitront pas nécessairement, c’est plutôt la société syrienne telle que nous l’avons connue qui disparaitra. Ceci dit, il n’est pas exclu que ce mode de pensée fondé sur la « Fitna » détruise la géographie et le sens politique de toute société qu’il a pénétré. C’est là une grande responsabilité qui exige que nous nous unissions pour y faire face.

D’autres dimensions existent dans cette crise qui n’est pas seulement interne, ce qui s’y passe étant désormais clair pour tous ceux qui veulent bien voir… En effet, au niveau régional, il y a ceux qui cherchent sa partition et ceux qui cherchent à l’affaiblir… Certains financent et arment les criminels tandis que d’autres les entrainent et les soutiennent… Des États ennemis qui se sont construits en occupant et en agressant, et dont le comportement ne nous surprend pas outre mesure… Des pays voisins qui ont injustement maltraité la Syrie et son peuple, pour réussir à les dominer… Des États qui se cherchent une place dans l’Histoire sans espérer s’y retrouver… Alors, ils ont choisi de la réécrire avec le sang des innocents du peuple arabe, le peuple syrien en particulier… Mais la Syrie et son peuple sont plus forts et plus solides… Nous leur promettons de ne pas oublier !

Quant au niveau international, ce n’est un secret pour personne que la Syrie a été et restera libre et souveraine, qu’elle refuse la soumission et n’accepte pas la tutelle… C’est ce qui a toujours dérangé certains pays occidentaux… Ils ont donc voulu exploiter les événements internes, pour sortir la Syrie de l’équation politique régionale, en finir avec le « nœud problématique » qu’elle représente, y frapper toute velléité de résistance, et ainsi nous transformer en suivistes comme beaucoup de pays qui nous entourent… Mais la communauté internationale ne se limite pas aux pays occidentaux. De nombreux pays, en particulier la Russie, la Chine, les autres pays du BRICS, et beaucoup d’autres refusent l’ingérence dans les affaires des États et la déstabilisation de notre région, tout en respectant leurs propres intérêts et principes, dont l’autodétermination et la liberté des peuples… Des États qui respectent la souveraineté de la Syrie, son indépendance, et sa liberté de décision… Des États que, réciproquement, nous ne pouvons qu’estimer, respecter, et remercier… Je remercie particulièrement la Russie, la Chine et l’Iran et chacun des pays qui a soutenu l’autodétermination du peuple syrien.

À la lumière de ce qui précède, nous ne pouvons parler de solution sans tenir compte de ces facteurs : le facteur intérieur, le facteur régional, et le Groupe de travail international. Ceci, en sachant que toute action qui ne modifierait pas ces facteurs ne pourra aboutir.

Commençons par l’intérieur… Pour certains, le conflit a donc consisté à dire qu’il y avait désaccord entre opposants et partisans… Je ne pense pas qu’il en soit ainsi et ce, depuis le tout début des événements. Dans le monde civilisé, un tel désaccord tourne autour de la question de savoir comment consolider la construction de la patrie, non comment la détruire… comment progresser et se développer, non comment revenir en arrière. La relation entre opposition et gouvernement se déroule en interne. Mais quand des éléments internes en arrivent à faire partie intégrante d’éléments étrangers, le conflit se situe entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’indépendance du pays et sa vassalisation, entre la souveraineté et la colonisation politique… Dès lors, le contexte oblige à la « défense de la patrie » et à « l’union de tous » contre l’agression étrangère munie d’une boîte à outils interne. C’est pourquoi lorsque nous parlons d’opposition externe, nous ne nous basons pas sur le lieu de résidence de tel ou tel, mais sur ce vers quoi il a dirige son cœur et son esprit, avec qui il a accepté de s’associer, sur qui il a parié, et de qui a-t-il accepté le financement. C’est ce que nous entendons par opposition étrangère, qu’elle réside à l’intérieur ou à l’extérieur, puisqu’il est clair que d’autres vivent à l’étranger mais défendent leur patrie.

Oui, mesdames et messieurs, il ne s’agit ni d’un conflit entre opposition et partisans, ni même d’un simple combat entre une armée et des gangs d’assassins. Aujourd’hui, nous sommes en état de guerre dans tous les sens de ce terme. Nous nous défendons contre une agression féroce, un nouveau genre de guerre plus dangereuse et plus meurtrière que les guerres conventionnelles, car elle n’utilise pas ses propres outils pour nous battre, mais nous utilise pour arriver à ses fins…Elle cible la Syrie à travers une poignée de Syriens et de très nombreux étrangers, et c’est malheureusement grâce à la coopération consentie par certains des nôtres qu’elle espère nous pousser à déraciner nos arbres et à démolir nos fondations. Une telle guerre exige de nous de défendre la patrie tout en poursuivant la voie des réformes, même si elles ne peuvent probablement pas changer grand-chose à la réalité de cette guerre. Il n’en demeure pas moins qu’elles pourraient nous fortifier et renforcer notre unité et notre immunité. Certains pensent que cette solution par les réformes serait l’unique solution de nos problèmes. Non… c’est un facteur important, mais pas la seule solution.

En effet, la réforme sans la sécurité est comme la sécurité sans la réforme. L’une ne peut réussir sans le concours de l’autre. C’est ce que nous avons déjà déclaré et que nous continuons à dire… Ceux qui ne cessent de répéter que la Syrie a choisi « la solution sécuritaire » n’entendent ni ne voient ! Nous avons maintes et maintes fois répété : solution politique d’une main, éradication du terrorisme de l’autre main. À ceux qui tentent d’inverser la situation par ce prétexte, nous demandons : lorsqu’une personne résiste à une agression, diriez-vous qu’elle s’est défendue ou bien qu’elle a choisi une solution sécuritaire ? Pourquoi parler de « solution sécuritaire » lorsqu’un État défend le peuple et que le peuple défend la patrie ? N’importe qui, dans ce cas, serait considéré comme ayant opté pour sa légitime défense, non pour une situation sécuritaire ! Nous, nous n’avons pas opté pour la guerre. La guerre a été imposée à la Syrie. Par conséquent, lorsque l’État défend le peuple et que nous nous défendons tous, aucune personne raisonnable ne devrait continuer à dire que nous avons fait un choix sécuritaire. La défense de la patrie est un devoir et le seul choix possible. Le fait que nous ayons accepté une « solution politique » n’implique nullement que nous devrions cesser de nous défendre, tout comme il suppose un partenaire qui accepte cette solution et qui est disposé au dialogue.

Nous n’avons jamais refusé la « solution politique ». Nous l’avons adoptée depuis le premier jour sur la base fondamentale du dialogue. Nous avons tendu la main à toute personne porteuse d’un projet politique qui pousserait la Syrie à aller de l’avant. Mais avec qui dialoguer ? Avec les dépositaires de la pensée extrémiste qu’ils n’expriment que par le langage du sang, du meurtre et de la terreur ? Avec des gangs télécommandés de l’étranger ? Avec ceux qui suivent l’étranger et exécutent ses ordres ? L’étranger ordonne de refuser le dialogue national parce que ses dirigeants savent qu’il ferait échouer tous leurs plans échafaudés pour détruire de la Syrie, d’autant plus que certains dirigeants de pays de la région ont bien compris que si la Syrie sortait de « sa crise », leur avenir politique serait sérieusement compromis, maintenant qu’ils se sont noyés et ont noyé leurs peuples dans les mensonges et ont gaspillé leurs richesses pour soutenir le terrorisme, maintenant qu’ils ne peuvent justifier leur politique d’agression et qu’ils se sont compromis dans le crime, le meurtre, et l’effusion du sang des innocents. Et enfin, devons nous dialoguer avec des pantins façonnés par l’Occident pour tenir le rôle qu’il leur a distribué et réciter les textes qu’il leur a dictés ? Si nous devons dialoguer, autant dialoguer avec l’original plutôt qu’avec sa copie, non avec celui qu’il a créé de toutes pièces pour l’exhiber sur les scènes du monde entier. Autant dialoguer avec le maître, plutôt qu’avec l’esclave !

C’est l’Occident, descendant du colonialisme et premier détenteur du sceau des divisions politiques et des rivalités sectaires odieuses, qui a fermé la porte du dialogue, pas nous ! Ceci, parce qu’il a pris l’habitude de donner des ordres et que nous nous sommes habitués à la souveraineté, à l’indépendance, et au libre arbitre. Nous ne changerons pas ! Dès lors, comment pourrait-il dialoguer avec nous ? Et pourquoi le ferait-il ? Par conséquent, celui qui se contente de parler d’une « solution politique » en négligeant ces réalités, soit les ignore, soit est complice et sacrifie sa patrie et ses concitoyens pour nourrir les criminels qui se tiennent derrière eux. Il vend son peuple et le sang de ceux qui sont tombés pour la patrie. C’est ce que nous ne permettrons pas !

Certains parlent d’une solution politique sans parler de l’éradication du terrorisme, et inversement. Ceux-là manquent de précisions, car la solution ne peut être que globale et concerner plusieurs « axes » : le politique, la lutte contre le terrorisme, et le social. Ce troisième axe s’est révélé être d’une grande importance, ne serait-ce qu’en tirant les conclusions des « modèles » observés à Homs et à Deraa, où nous avons vu la situation s’améliorer de façon spectaculaire du fait de cette « solution sociale ». Ainsi, des personnes d’une moralité certaine, armés de leurs seuls sentiments d’appartenance nationale et de patriotisme, ont pris l’initiative de servir d’intermédiaire entre l’État, certains insurgés dupés, et même des terroristes. Ils sont arrivés à des résultats tangibles que nous avons tous pu vérifier sur le terrain. Ces citoyens n’étaient affiliés à aucun parti, n’avaient pas de programme politique, mis à part leur sentiment national. Ce genre d’initiative est de la plus haute importance, surtout que n’importe quelle crise dans n’importe quel pays peut s’aggraver… Il faut toujours revenir aux racines sociales. Je salue toutes ces personnes qui ont merveilleusement travaillé pour le salut de la patrie, chacune donnant le meilleur de ce qu’elle peut donner. J’en connais certaines que j’ai rencontrées, et d’autres dont j’ai entendu parler. Il y a des soldats inconnus… Nous les saluons tous, et nous leur disons que nous comptons beaucoup sur leurs initiatives.

Ce qui précède pourrait laisser à penser que nous ne voyons personne avec qui dialoguer. Ce n’est pas vrai ! Malgré tout, nous sommes toujours prêts au dialogue et nous continuerons toujours à tendre la main pour inviter au dialogue… Nous dialoguerons avec ceux qui s’opposent à notre politique, tant qu’ils ne portent pas atteinte aux principes nationaux fondamentaux… Nous dialoguerons avec les partis et les individus, tant qu’ils ne se vendent pas aux forces étrangères… Nous dialoguerons avec ceux qui déposeront les armes, pour que l’authentique sang syrien recoule dans leurs veines… Nous resterons les partenaires vrais et sincères de chaque citoyen patriote honnête, noblement et jalousement attaché à la Syrie, à ses intérêts, à sa sécurité et à son indépendance.

Partant de là et de nos « constantes de principe » ; à savoir, la souveraineté de l’État, l’indépendance de sa décision, les principes et objectifs de la Charte des Nations Unies, le Droit international ; lesquels confirment tous la souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale des États, ainsi que la non-ingérence dans leurs affaires internes. Et, étant donné que nous sommes convaincus de la nécessité du dialogue entre les enfants de la Syrie, sous direction syrienne, pour rétablir la sécurité et la stabilité politique ; la « solution politique en Syrie » se fera comme suit :

Première étape

1. Les États concernés, régionaux et internationaux, s’engagent à cesser de financer, armer, et héberger les combattants armés ; parallèlement à l’arrêt des opérations terroristes de ces derniers. Ceci, facilitera le retour des Syriens déplacés vers les lieux de leur résidence d’origine, dans le calme et la sécurité. Ce n’est qu’ensuite que nos forces armées mettront fin à leurs opérations militaires, tout en se réservant le droit de riposter au cas où la sécurité de la patrie, des citoyens, des entreprises publiques et privées, serait menacée de n’importe quelle attaque.

2. Trouver une procédure pour s’assurer que toutes les parties respectent le précédent engagement avec, en particulier, le contrôle des frontières.

3. Le gouvernement en exercice se charge d’initier directement les prises de contact avec toutes les catégories de la société syrienne, les partis, et les organisations pour permettre les échanges et préparer à une « Conférence de dialogue national », à laquelle participeront toutes les forces extérieures et intérieures, désireuses de trouver une solution en Syrie.

Deuxième étape

1. Le gouvernement en exercice invite à tenir une conférence de dialogue national et global, pour décider d’une « Charte nationale » qui affirme la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie, le rejet de toute ingérence dans ses Affaires, ainsi que le renoncement au terrorisme et à la violence sous toutes ses formes. C’est cette charte qui tracera l’avenir politique de la Syrie et qui dessinera le système constitutionnel et judiciaire, les caractéristiques politiques et économiques, et les projets de lois issus du consensus, concernant les partis, les élections, l’administration locale etc.

2. La charte devra être soumise à référendum national.

3. Elle sera suivie de la formation d’un gouvernement élargi à toutes les composantes de la société syrienne, chargé de la mise en œuvre des dispositions de la « Charte nationale ».

4. Organisation d’un référendum sur la Constitution. Après son adoption, le gouvernement élargi adoptera les lois consensuelles issues de la « Conférence du dialogue national » conformément à la nouvelle constitution, dont celles portant sur loi électorale qui permettra de tenir de nouvelles élections législatives. Ceci dit, tout ce qui concerne la Constitution et les lois pourrait être précédé du conditionnel « si », autrement dit en cas d’accord lors de la « Conférence du dialogue national », une conférence permettra de débattre des nouvelles lois ou de la nouvelle constitution ; le gouvernement travaillant à sa visibilité.

Troisième étape

1. Formation d’un nouveau gouvernement conformément à la Constitution adoptée selon les modalités précédentes.

2. Tenue d’une « Conférence de Réconciliation Nationale », et déclaration d’une amnistie générale pour ceux qui ont été emprisonnés en raison des événements, avec maintien de leurs Droits civils.

3. Travaux préparatoires pour la réhabilitation des infrastructures, la reconstruction, et l’indemnisation des citoyens pour les dommages subis du fait des événements.

Concernant l’amnistie générale, elle se fera en effet avec la conservation des droits civils, car l’État a le droit d’accorder la grâce dans le domaine du Droit public, alors qu’il ne dispose pas de cette possibilité dans le domaine du Droit des personnes… Je pense que lorsque nous serons arrivés à ce stade, il faudra que le pardon soit l’affaire de tous, non seulement par amnistie de l’État. Ce n’est qu’alors que nous parviendrons pratiquement à la « Réconciliation nationale », tout un chacun ayant pardonné à tous !

Telles sont les principales caractéristiques de la solution politique telle que nous la concevons. Il s’agit de têtes de chapitres qu’il faudra étayer et approfondir. Le gouvernement aura à gérer cette « vision » et à en rédiger les détails, sous forme d’une « initiative » qu’il présentera dans quelques jours. Par la suite, les choses devraient suivre leur cours selon les étapes précédemment mentionnées.

Maintenant, remettons chaque sujet dans son contexte, car nous vivons à l’ère de la falsification et des interprétations erronées. Nous n’avons pas falsifié. Mais étant donné que telle est la tendance générale du moment, tâchons d’éviter les quiproquos :

1. Concernant notre vision de la solution, certains pourraient s’inquiéter en la considérant comme un recul du point de vue sécuritaire. Je vous rassure tous. La lutte contre le terrorisme ne s’arrêtera pas tant qu’il restera un seul terroriste en Syrie. Ce que nous avons commencé, nous continuerons à le faire, et cette initiative n’impliquera aucune complaisance dans notre lutte contre le terrorisme. Au contraire, plus nous progresserons dans notre lutte, plus les chances de succès de notre vision augmenteront.

2. La vision, ou l’initiative – quel que soit le nom qu’on lui donnera – s’adresse à tous ceux qui veulent le dialogue et une solution politique, dans un proche avenir, en Syrie. Elle ne s’adresse pas à ceux qui les refusent. Sachant que, dès aujourd’hui, nous allons entendre beaucoup de commentaires exprimant son rejet de la part de ceux que vous commencez à bien connaître. D’avance, et pour qu’ils ne perdent pas leur temps, nous leur disons : pourquoi refusez-vous quelque chose qui, fondamentalement, ne vous est pas adressé ?

3. Toute initiative qui pourrait venir d’une autre partie, personnalité, ou État devra se fonder sur la « vision syrienne » ; ce qui signifie qu’il n’y a aucune initiative qui puisse remplacer ce que nous préconisons comme solution en Syrie. Plus clairement encore : n’importe quelle autre initiative pourra éventuellement aider les Syriens en ce qu’ils ont eux-mêmes décidé, mais en aucune façon elle ne pourra la remplacer. Maintenant que le gouvernement syrien a exposé ses idées, toute initiative étrangère devra se fonder sur ces mêmes idées à partir du moment où elle pourrait aider à les concrétiser. Il est donc inutile que nous perdions notre temps et celui des autres par des initiatives éloignées de ce contexte.

En même temps, si nous nous demandions comment les initiatives étrangères pourraient-elles nous aider ? Nous dirions que ce serait sur deux axes : l’axe de l’action politique, et l’axe de la lutte contre le terrorisme. Pour le premier, nous n’avons pas besoin d’aide. Nous Syriens, sommes capables d’intégrer une opération politique. En pratique, celui qui voudrait sérieusement, efficacement, et honnêtement aider la Syrie, devrait se concentrer sur les moyens susceptibles d’arrêter le trafic de combattants armés et d’argent à travers ses frontières. Ceci est un message à tous ceux qui travaillent de l’extérieur, pour qu’ils sachent sur quoi réfléchir. Nous ne souhaitons pas qu’on vienne en Syrie pour nous dire comment mener notre opération politique… Un pays millénaire sait gérer ses affaires.

4. Si nous acceptons des initiatives étrangères, cela ne signifie absolument pas que nous acceptons une interprétation incompatible avec notre vision. Nous n’acceptons aucune interprétation qui ne sert les intérêts syriens. Ce qui m’amène à parler de « l’Initiative de Genève » approuvée mais comportant un article obscur, celui relatif au « gouvernement de transition ». Cet article n’est évidemment pas clair pour la simple raison que lorsque nous parlons de transition, il faudrait savoir répondre à la question : transiter d’où vers où ? Transiter de quoi vers quoi ? Serait-ce par exemple : Transiter d’un pays indépendant vers un pays occupé ? Ou alors, transiter d’un pays doté d’un État vers un pays sans État, où règne le chaos ? Finalement, devrions- nous nous passer de notre pouvoir de décider, pour le confier aux bons soins des étrangers ?

Bien sûr, nos adversaires voudraient voir ces trois dernières transitions réunies. Pour nous, les conditions actuelles font qu’un tel flou nous ferait transiter de la stabilité vers l’instabilité. Toute autre interprétation ne nous concerne pas. Ceci dit, dans les conditions normales, une transition suppose d’aller du moins bien vers le mieux et se fait dans le cadre de la Constitution… C’est ce que nous faisons et en ce qui nous concerne, nos idées sont notre « période transitionnelle » à nous !

5. À chaque fois que nous avons accepté une initiative, nous avons considéré qu’elle respectait la souveraineté et la décision du peuple car, effectivement, toutes celles avec lesquelles nous avons eu à faire contenaient ces deux principes en préambule. Ainsi, les points sur lesquelles s’accorde l’intérieur ou l’extérieur doivent être de la décision du peuple syrien. Même la « Charte nationale » issue de la « Conférence du dialogue national » ne passera pas sans référendum. Il devrait y avoir consultation référendaire pour tous les problèmes, surtout en ces circonstances difficiles. Nous l’avons dit à tous ceux que nous avons rencontrés. Toute idée ou sujet qui nous vient de l’intérieur ou de l’extérieur doit être soumise à référendum, et non seulement approuvée par le président, le gouvernement, le dialogue, ou autres. Cela nous garantirait de n’agir qu’avec l’approbation du peuple et dans l’intérêt de la patrie. Si nous tenons compte de ce principe clair et simple à la fois, alors tous ceux qui vont et viennent en Syrie sauront que la Syrie accepte le conseil et refuse le diktat, accepte l’aide et refuse la tyrannie.

Par conséquent, tout ce que vous avez entendu ou entendrez comme idées, opinions, initiatives et déclarations par des médias ou des responsables, ne nous intéresse pas tant qu’ils continueront à user de leur « terminologie printanière », d’ailleurs comparable à des bulles de savon qui finissent par éclater… Toutes les explications sur n’importe quel sujet qui ne tiennent pas compte de la souveraineté de la Syrie, restent du domaine des chimères. Ils peuvent toujours rêver et déambuler dans leur monde imaginaire, mais ils ne peuvent nous amener à vivre dans leur monde. Nous ne prendrons aucune initiative, nous ne déciderons d’aucune action, qui ne seraient fondées sur la réalité syrienne et la volonté du peuple.

Mes sœurs et mes frères, la patrie est indépassable, la Syrie est indépassable, c’est par l’initiative que nous la fortifions, c’est pour chaque grain de sa terre que nous la défendons. Le Syrien respire la tolérance et l’indulgence, mais la dignité nationale coule dans ses veines, si bien que la grande majorité des Syriens se sont dressés contre le terrorisme. Il y a ceux qui ont travaillé à fournir de précieux renseignements aux autorités compétentes, leur permettant de contrecarrer des opérations terroristes prévues contre les citoyens… Il y a ceux qui ont refusé de les accueillir et qui leur ont tenu tête, au risque de leur vie… Il y a ceux qui se sont battus au coude à coude avec nos forces armées pour défendre les villes, les quartiers et les infrastructures. Les exemples sont pléthores… Celui qui me vient à l’esprit s’est passé à l’extrême nord syrien dans le gouvernorat d’Hassaké et à Ras el-Ein plus précisément. Les jeunes de ce petit village l’ont défendu pendant plusieurs jours contre les attaques répétées de terroristes venus par la frontière turque toute proche, avant de finir par les vaincre. Je les salue. D’autres se sont impliqués dans des initiatives de réconciliation au niveau local et national, coupant ainsi la route aux terroristes et empêchant l’escalade des violences par le dialogue et l’esprit de solidarité.

Ces citoyens ont témoigné d’une conscience profonde, à savoir que la sécurité souhaitée ne passe ni pas par la neutralité et l’attentisme, ni par la fuite en avant, ni par la soumission servile devant l’étranger. Lorsque notre patrie va mal, nous tous allons mal. La patrie n’appartient pas seulement à ceux qui l’habitent, mais à ceux qui la défendent. La patrie n’appartient pas à ceux qui ont grandi sous son ombre et profité de ses bienfaits pour disparaitre quand elle appelle. La patrie appartient à tous ceux qui ont répondu à son appel… même à ceux qui ont failli dans de nombreuses circonstances, mais qui se sont ressaisis quand elle a été durement frappée et, quelle que soit leur appartenance, se sont levés avec tous les autres disant : le moment de l’offrande est arrivé. Ils ont alors donné sans compter.

Certains sont tombés sur le champ d’honneur. C’est leur sang qui a démasqué le « faux printemps » et sauvé le peuple des « supercheries » destinées, dès le début des événements, à le frapper du pire. C’est leur sang qui a vaincu ce que l’Occident a faussement qualifié de printemps, mais qui a brûlé de son feu haineux et aveugle tout ce qu’il a pu atteindre par son sectarisme odieux et sa volonté d’une partition détestable. Ce ne fut que le printemps de ceux qui l’ont planifié et ont tenté de l’exécuter. Mais le voilà qui échoue, et que c’est justement le sang de ses martyrs qui a protégé et qui continuera de protéger la patrie et la région. C’est ce sang versé qui préservera l’intégrité de notre territoire, consacrera notre union dans la diversité, purifiera nos sociétés de la traitrise et de la trahison, et empêchera la décadence morale et humaine de notre civilisation pour les siècles et les générations futures. Telle est la plus importante et la plus puissante des victoires de la patrie, laquelle n’oubliera pas ceux qui se sont sacrifiés pour sa victoire. C’est parce que la patrie est un droit qu’elle restituera à chacun ce qui lui revient de droit.

Je rends hommage aux hommes les plus méritants des amis du droit, les hommes de l’Armée arabe syrienne. J’adresse mes salutations à nos courageux officiers et soldats qui par la sueur et le sang donnent sans compter pour la Syrie, priorité de toutes leurs priorités. J’adresse mes salutations à nos forces armées qui combattent la plus féroce des guerres, déterminées à éradiquer jusqu’au dernier des terroristes pour rétablir la paix et la sécurité à toute la patrie et à tous ces citoyens. Mais, nos forces armées qui se sont illustrées par leur ténacité, leur cohésion et leur patriotisme ne sont que le reflet de la ténacité et de l’unité de notre peuple ; elles ont veillé pour conserver sa sécurité et sa dignité ; il les a soutenu tout autant. Alors, gloire à chaque soldat tombé pour défendre le sol de la patrie, et gloire à chaque soldat qui reprendra les armes d’un soldat tombé pour accomplir ce qu’il n’a pu terminer.

Et, sincères salutations à chaque citoyen qui, à sa manière et selon ses moyens, a fait son devoir en soutenant nos forces armées. Ceux-là sont la fierté et la dignité de la Syrie. L’Histoire retiendra leurs noms en lettres de lumière et de feu, car ce sont eux qui l’écrivent avec leur sang et leur courage. Ils sont et resteront les équivalents de notre Armée et les Défenseurs de notre patrie, au côté des « Houmatal’dyari ».

Mes sœurs et mes frères… je sais comme vous savez que ce que le pays traverse est difficile et douloureux. Je partage les sentiments d’une majorité du peuple syrien confronté à la perte d’êtres chers, car la haine a touché tout le monde et les cercueils des martyrs innocents ont endeuillé de nombreux foyers, dont le mien, parce que je fais partie de ce peuple et que j’en ferai toujours partie ; les postes étant éphémères, mais la patrie éternelle ! Quant aux larmes des mères affligées par la perte de leurs enfants innocents, elles se verseront pour la paix de leurs âmes immortelles, mais se déverseront en une véritable damnation sur les criminels assassins qui ont volé le sourire de nos enfants, avant de tenter de voler leur avenir dans un pays fort, paisible et stable.

La Syrie restera telle vous l’avez connue et, si Dieu le veut, elle reviendra plus forte qu’elle ne l’a jamais été. Il ne faut donc pas renoncer à nos principes. Ceux qui ont parié sur l’affaiblissement de la Syrie pour qu’elle oublie son Golan et ses territoires occupés sont dans l’illusion. Car le Golan est à nous, et la cause palestinienne est et restera la nôtre ; cette Palestine pour laquelle nous avons donné le meilleur de nous- mêmes… du sang et des martyrs !

Nous continuerons à soutenir la Résistance contre la coalition de ses ennemis. Car, la résistance est « la voie », non les individus. La résistance est état d’esprit et pratique, non concessions et opportunisme. Et le peuple et l’Etat qui, pendant des décennies, ont assumé la lourde charge de leur soutien à la juste cause du peuple palestinien, en dépit de toute sorte de défis, de pressions, de menaces, et du prix élevé payé par chaque citoyen syrien, ne peuvent modifier leur position à l’égard de leurs frères palestiniens, et pour quelles que raisons que ce soient !

Ainsi, la tentative poussant à compromettre les Palestiniens dans les événements syriens n’a qu’un seul but, celui de ne plus orienter la boussole vers le véritable ennemi. Toutes ces tentatives sont vouées à l’échec avant même de commencer. Le Palestinien en Syrie fait son devoir envers sa seconde patrie comme tout Syrien. Et nous, État et peuple syriens, assumons la responsabilité de faire notre devoir à l’égard des Palestiniens, comme nous le ferions pour tout Syrien. Je rends hommage à tous les nobles palestiniens qui ont respecté notre pacte, ont pris acte de nos prises de position avec toute la compréhension nécessaire, ont fraternisé avec leurs frères syriens par le sang et le destin sans jamais considérer la Syrie comme un hôtel de loisirs qu’on quitterait au gré des circonstances !

Mes sœurs et mes frères, malgré tout ce qui a été planifié contre la Syrie et tout ce que nous avons subi de la part des proches avant les moins proches, ils ne réussiront pas à modifier ce qui nous habite de fort, de solide et d’inébranlable lorsqu’il s’agit du patriotisme qui coule dans nos veines… lorsqu’il s’agit de la Syrie, plus précieuse que tout le reste. La résistance, dont vous avez fait preuve depuis près de deux années face à tout ce qui nous est arrivé, dit au Monde que la Syrie est réfractaire à l’effondrement, que son peuple est récalcitrant à la soumission et à l’humiliation, et que la résistance et la relève du défi sont ancrées dans le corps syrien. Nous en héritons génération après génération. Nous avons toujours été ainsi et le resterons. Main dans la main, et en dépit de nos blessures, nous emmènerons et marcherons avec la Syrie vers un meilleur et plus bel avenir… Nous emmènerons et marcherons avec la Syrie… Nous irons de l’avant sans nous laisser intimider par leurs armements, ni nous laisser terroriser par leur haine, parce que nous sommes du côté du juste et que Dieu est toujours et à jamais avec la Justice !

Je vous remercie.
Dr Bachar al-Assad
Président de la République arabe syrienne
06/01/2013
الخطاب الكامل للسيد الرئيس بشار الأسد 6 1
2013

Transcription et traduction : Mouna Alno-Nakhal

Source

-Gabriel Proulx

Cette semaine, nous avons assisté à un recul particulièrement odieux des droits des travailleurs, non pas dans un pays pauvre diabolisé par les grands médias capitalistes, mais bien au Michigan, important État industriel des États-Unis. Dans cet État a été promulgué cette semaine la loi cyniquement nommée « Right to work » (droit au travail), qui anéantie à toute fin pratique le rapport de force des syndicats et des travailleurs devant le patronat.

Le sénateur Rick Snyder a signé la loi, « débattue » et adoptée en seulement cinq jours, alors que plus de 10 000 travailleurs syndiqués manifestaient leur colère à l’extérieur du siège du gouvernement. Ce qui est le plus choquant, c’est que cette manœuvre semble surtout répondre à deux impératifs politiques, plutôt qu’économiques ou sociaux, contrairement à ce qu’affirment les républicains réactionnaires et leurs larbins libertariens :

Tout d’abord, il y a le fait que les syndicats représentent des travailleurs traditionnellement mieux éveillés à leur statut, qui comprennent que les républicains ont choisi le camp du patronat depuis longtemps. En l’absence d’alternative (interdite par le système électoral étasunien du bipartisme forcé), les syndicats appuient presque à l’unisson le parti Démocrate aux élections. Les républicains le savent et c’est pourquoi ils font tout depuis l’époque Reagan pour détruire les syndicats, qui ont effectivement fondu sous les coups depuis cette époque, jusqu’à ne plus représenter aujourd’hui que quelques 13% de travailleurs à l’échelle nationale aux Etats-Unis. Nous avons ici une raison purement politique et électoraliste des républicains qui, au lieu d’essayer d’améliorer leurs idées et leur attitude face aux travailleurs pour ainsi espérer mériter leurs votes, préfèrent essayer de démolir complètement les syndicats qui les représentent.

Ensuite, il y a l’aspect plus idéologique : l’oligarchie conservatrice représentée par les républicains, ces vieux riches qui financent les élections étasuniennes à coups de millions de dollars, souhaiterait rien de moins que la disparition totale des syndicats de la surface de la planète. Autrefois, la bourgeoisie faisait enfermer les chefs syndicats en prison pour « activités communistes ». Maintenant que les syndicats ont gagné le droit d’exister, la bourgeoisie fait voter des lois pour limiter le nombre de membres des syndicats.

Les « arguments » des conservateurs et des libertariens en faveur de ce genre de lois liberticides, en dehors de l’utilisation de l’expression « droit au travail » pour faire croire que ceux qui s’y opposent sont contre le droit de travailler, consistent en un ramassis de clichés de propagandes conservatrices qui ne passent pas l’épreuve des faits. Par exemple, ils disent que le fait de « limiter l’influence des syndicats » contribuerait à la création d’emplois, en attirant les investisseurs. Cette affirmation a à peu près la même valeur que le mythe du riche qui va créer des emplois parce qu’il paie moins d’impôts. C’est la pensée magique capitaliste à l’état pur.

La droite reproche souvent à la gauche de trop mettre l’emphase sur les discriminations entre classes socioéconomiques, emphase qui pourrait provoquer la fameuse guerre des classes (ce n’est quand même pas de notre faute s’il y a effectivement un écart inadmissible entre riches exploiteurs et pauvres exploités). Pourtant, avec leurs lois destructrices de syndicats, ce sont bien les éléments les plus à droite (conservateurs, libertariens et néolibéraux) qui déclarent littéralement la guerre aux travailleurs, à la classe ouvrière et aux classes plus défavorisées de la société, au nom de la classe bourgeoise, enivrée par la toute puissance de ses pouvoirs économiques et médiatiques.

Le capitalisme, dont les « valeurs » reposent sur la recherche effrénée de profits à court terme et la surconsommation, ne peut plus continuer ainsi. Il s’est lui-même fait hara-kiri en laissant les requins banquiers et spéculateurs jouer au casino à la bourse avec les épargnes du peuple, en misant tout sur ses fameux « produits toxiques », des valeurs économiques virtuelles sans aucun lien avec l’économie réelle. Arrivé au paroxysme de sa propre décadence, le capitalisme, qui ne mise que sur les « gagnants », en est arrivé à miser contre les épargnants occidentaux qui lui ont voué une confiance aveugle pendant beaucoup trop longtemps. Bref, le capitalisme a finalement misé… contre lui-même.

On commence déjà à voir le tissu social étasunien se fissurer de partout, comme avec le nouveau mouvement de grève chez Wal-Mart, par exemple. L’Amérique du Nord est peut-être encore loin du réveil que l’on peut observer ailleurs, comme en Europe, mais il est aujourd’hui évident que le statu quo est devenu intolérable. C’est pourquoi, dans une tentative à peine voilée par l’appellation démagogue « right to work », les sbires de l’oligarchie bourgeoise s’attaquent de plein fouet aux syndicats et aux droits des travailleurs en général.

On le voit également ici au Québec, comme au Canada : les médias de la bourgeoisie sont en situation offensive constante contre les syndicats et les travailleurs réfractaires, ou seulement « pas assez productifs » de la société, à un niveau rarement égalé dans le passé. Même les sociaux-démocrates centristes et mous du PQ, qui semblent pourtant faire un sacré paquet de sacrifices et de contorsions pour plaire aux maîtres bourgeois, se font rentrer dedans à chaque jour dans les médias de droite (99% de la presse québécoise, dont environ 90% est aux mains de seulement deux grands bourgeois, je vous laisse deviner lesquels). On dit que la santé d’une démocratie est mesurée par la diversité de ses médias. Selon cette valeur de mesure, la démocratie, autant au Québec, qu’au Canada et aux États-Unis, est atteinte d’un cancer en phase terminale.

Après avoir festoyé pendant des décennies, les bourgeois les plus réactionnaires blâment aujourd’hui les travailleurs d’avoir mangé les quelques miettes laissées derrière. Les syndicats, tantôt « en perte d’influence », seraient selon les mêmes propagandistes, les grands « responsables » de la débâcle économique des États-Unis. Une fois la panique installée, le 1% des plus riches de la classe bourgeoise ne reculeront devant rien pour conserver les 50% de richesses sous leur contrôle.

C’est pourquoi les travailleurs ne peuvent plus se permettre de rester les bras croisés à tendre l’autre joue à leurs ennemis, ceux qui les exploitent. Nous devrons nous lever et faire comprendre à la bourgeoisie que sa fin approche, que son système d’exploitation des travailleurs comme de vulgaires marchandises, a assez duré. Comme l’a dit Jim Hoffa, de la confrérie Internationale des Teamsters (International brotherhood of Teamsters) lors d’une entrevue à CNN : « Si leur but (aux républicains) est de déclencher une guerre civile, c’est ce qu’ils auront. »

Pendant que le États-Unis se dirigent tout droit vers un gouffre financier historique, courtoisie de Wall Street, des agences de notation et de leurs conseils économiques complètement déconnectés de la réalité, que fait la première ministre du Québec à New York, siège du pouvoir de ces mêmes banquiers qui ont plongé leur propre système à la faillite par pure cupidité, pour « vendre le Québec » à ces investisseurs véreux ? Ne serait-il pas plutôt temps de chercher à être moins dépendants économiquement de ce pays à l’agonie, qui en est rendu à piétiner ouvertement les droits de ses travailleurs, parmi d’autres mesures désespérées pour maintenir un semblant d’économie stable ?

En tout cas, notre solidarité va aujourd’hui aux travailleurs syndiqués du Michigan, à qui leurs « élus » ont coupé tout rapport de force avec l’employeur. C’est la même chose qu’au Canada, avec le gouvernement fédéral conservateur qui se mêle de chaque conflit de travail en condamnant les travailleurs, forcés par la suite de retourner au travail dans des conditions encore pires qu’avant, comme on l’a vu avec Postes Canada et Air Canada. Qui seront les prochains sur la liste de ces prédateurs affamés ?

Publié par : quebecsocialiste | 28 novembre 2012

La population québécoise doit montrer son support au ministre Daniel Breton

Depuis qu’il été nommé ministre de l’environnement du gouvernement Marois, à l’issue du scrutin du 4 septembre dernier, l’ex-militant écologiste Daniel Breton est devenu la cible préférée non seulement de l’opposition libérale-caquiste, mais également de toute la presse bourgeoise. Son crime odieux ? Avoir le culot de se pointer à son poste de ministre québécois et se tenir debout devant des intérêts privés hostiles au peuple québécois et aux générations futures qui n’ont pas encore le droit de vote. Le gouvernement Marois a beau nous présenter un pénible spectacle de mollesse absolue au fur et à mesure que le temps passe, sur une multitude de dossiers allant du budget jusqu’au « scandale de la fleur-de-lys sur le coquelicot du 11 novembre » inventé à 100% par une opposition libérale et conservatrice qui joue à la police des mœurs, il reste que le ministre Breton fait du bon travail de défense des intérêts premiers du Québec et qu’il doit être défendu sur la place publique.

Une critique qui revient beaucoup, même dans les rangs péquistes, ou du moins, la partie plus à droite (là où ça devient vraiment mou par peur de faire peur), c’est le « style trop agressif » de Daniel Breton, cet « ex-militant qui doit apprendre à faire de la politique calmement » (lire : comme les bons vieux politiciens capitalistes qui passent leur temps à nous mentir poliment en pleine face). En fait, le véritable problème des libéraux corrompus, de la bourgeoisie, de leurs larbins et des peureux du Québec, c’est qu’ils ont maintenant devant eux un ministre qui se tient debout pour les intérêts du peuple, contre les grands intérêts privés s’il le faut. Il faut dire que ça faisait longtemps qu’on avait vu ça, au Québec, un homme qui se tient debout pour ses idéaux et qui se rend quand même jusqu’au poste de ministre…

Après tout, au Canada anglais, surtout à Ottawa, sous le gouvernement fédéral conservateur au pouvoir depuis 2006, ce sont les lobbyistes des compagnies pétrolières qui se retrouvent habituellement ministres de l’environnement. Ils sont là pour représenter les intérêts mercantiles de leurs clients et patrons, qui ont payé cher au préalable, en dons et en corruption, pour les installer là, afin que la volonté de la population ne puisse pas déranger leurs projets de destruction de l’environnement au nom de la recherche de profits massifs à court terme. C’est cela, la « vieille politique » qu’il faut combattre. Rien à voir avec ce qui est dénoncé dans les annonces démagogues de la CAQ pour attirer du financement facile…

Daniel Breton est-il « trop agressif » pour son poste de ministre ? Autant dire que le citoyen moyen serait « inférieur » aux politiciens professionnels issus de l’aristocratie moderne capitaliste ! Non, son style est parfait. C’est en mettant ses poings sur la table qu’on établie un rapport de force crédible avec des intérêts étrangers venus exploiter nos ressources naturelles, ou qui croient pouvoir faire passer leur pétrole sale dans de vieux pipelines dangereux sur notre territoire, sans nous demander notre avis. Dans le cas des minières, c’est un comble de devoir encore le répéter en 2012, mais les ressources exploitées par ces grandes compagnies ne partiront pas si ces dernières décidaient de plier bagages. Il y a tout un tas d’autres compagnies qui attendent leur tour pour venir extraire des minéraux et les revendre, sans parler de l’hypothèse souhaitable que tout cela soit un jour administré par l’État, ce qui règlerait d’un coup le débat sur les redevances.

Non, Daniel Breton n’est pas « trop agressif » pour être ministre. C’est le gouvernement péquiste actuel qui est beaucoup trop mou ! Trop mou pour défendre les intérêts du peuple québécois avec une quelconque créativité. Trop mou pour défier une opposition qui, bien qu’étant majoritaire, n’est aucunement en position pour se lancer dans une campagne électorale victorieuse. Trop mou pour dire non aux fameux « créancier de New York », cette bande de requins financiers qui ont délibérément plongé l’Occident au grand complet en État de crise économique permanente, avant d’utiliser leurs agences de cotations bidons pour exercer un chantage abusif et vulgaire pour que les États sous leur contrôle sabrent les programmes sociaux et écrasent les volontés populaires de leurs peuples dans le but de rembourser des dettes virtuelles, créées par les banquiers qui réclament aujourd’hui de nous serrer la ceinture jusqu’à l’asphyxie ! Ce gouvernement est même trop mou pour défendre ses propres idéaux souverainistes en public…

La population québécoise n’a pas seulement besoin de Daniel Breton, elle aurait en fait besoin au plus vite d’un gouvernement entier d’hommes et de femmes comme Daniel Breton, qui ont le courage politique élémentaire de se tenir debout pour les intérêts des générations futures !

-Gabriel Proulx

En ce mois de novembre 2012, pendant que les médias québécois sont concentrés sur le régime de corruption qui gangrène le Québec depuis beaucoup trop longtemps, ces mêmes médias ne parlent que très peu de ce qui se passe en ce moment en Palestine, plus précisément à Gaza, la plus grande prison à ciel ouvert du monde*, où une population entière est enfermée, humiliée, intimidée et assassinée par la puissance coloniale raciste qu’est l’entité sioniste, mieux connue sous le nom « d’Israël ».

Gaza, la même région, proportionnellement la plus populeuse du monde, qui a vu plus de 1400 de ses habitants être massacrés par l’aviation de guerre de l’armée d’occupation sioniste, dont des centaines d’enfants, en plus de milliers d’autres blessés, lors de l’opération « Plomb durci » de décembre 2008 à janvier 2009, est aujourd’hui encore victime des bombardements immoraux et criminels d’Israël.

La propagande sioniste, retransmise dans les grands médias occidentaux, avec la complicité des gouvernements occidentaux, affirme que c’est le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis sa victoire démocratique aux élections palestiniennes de 2006, qui attaqua le premier « Israël », l’éternelle « victime du conflit » selon sa propre propagande. Non seulement la propagande sioniste prend encore une fois les peuples occidentaux pour des imbéciles en nous mentant en pleine figure, il s’agit en plus d’une reproduction presque identique du scénario de 2008/2009. À cette époque encore, Israël avait d’abord rompu la trêve en menant quelques raids de bombardements aériens sur Gaza, causant la mort de responsables du Hamas et de plusieurs civils, avant de qualifier la réplique prévisible du Hamas (et de l’organisation du Jihad Islamique), au moyen de quelques roquettes artisanales, « d’agression » censée justifier le légendaire et disproportionné « droit de défense d’Israël contre les méchants terroristes arabes ».

Pour le scénario précis de cette fois-ci, vous pouvez visionner cette entrevue accordée à la chaîne Russia Today par l’auteur Norman Finkelstein, auteur juif opposé aux crimes du sionisme :

Comme cela a déjà été annoncé par Québec solidaire et par le Réseau de résistance du Québécois, le peuple québécois doit se montrer solidaire du peuple frère de Palestine et de sa population meurtrie de Gaza, en ces temps particulièrement difficiles, devant la puissance de feu de l’armée sioniste, trop pleutre pour s’en prendre directement à l’Iran, à la Syrie ou au Liban, mais toujours arrogante quand vient le temps de s’en prendre au peuple palestinien sans défense, sans armée et sans État indépendant.

Déjà, près d’une centaine de civils palestiniens innocents, dont des dizaines d’enfants, sont morts sous les bombes de l’armée terroriste de l’apartheid sioniste d’Israël. Chaque mort de plus est une autre victime de trop dans cette situation tragique, qui dure depuis beaucoup trop longtemps déjà. Depuis plus de 60 ans, le peuple palestinien souffre en silence devant les crimes restés impunis des criminels de guerre sionistes « israéliens ».

Avigdor Lieberman, fasciste reconnu et ministre des affaires étrangères du gouvernement d’extrême droite au pouvoir en Israël (Palestine occupée), avait affirmé peu de temps avant la présente flambée de violence qu’en cas de reconnaissance par l’ONU de la Palestine en tant qu’État observateur, vers la fin du présent mois de novembre (ce qui rendrait techniquement encore plus illégal le fait d’imposer des sanctions unilatérales contre cet État et son peuple), « Israël » devrait alors renverser le gouvernement palestinien de Cisjordanie, pourtant mis en place par Israël elle-même pour mieux y contrôler la population palestinienne récalcitrante. Toutes les semaines, l’armée sioniste réprime dans la violence la plus gratuite les manifestations pacifiques des militants palestiniens opposés à l’occupation de leurs terres, au mur d’apartheid sioniste et aux autoroutes « réservées aux juifs ».

Le gouvernement fédéral canadien de Stephen Harper, conservateur sioniste** convaincu, supporte Israël à 110% sans poser la moindre question, comme d’habitude. Il dit parler « au nom de tout les canadiens », incluant le Québec… Il revient donc au peuple de descendre dans la rue et de lui montrer jusqu’à quel point il a tort. Ce serait bien également si le gouvernement souverainiste au pouvoir à Québec faisait ne serait-ce qu’une déclaration publique pour dénoncer la position colonialiste, militariste et raciste (en bref : impérialiste) du gouvernement fédéral conservateur sur cette question, qui nous concerne tous puisqu’il se permet de parler en « notre nom ». S’il voulait aller plus loin, le gouvernement du Québec pourrait même imiter celui de l’Irlande, qui étudie la possibilité de rompre tout lien commercial avec les colonies illégales de l’apartheid sioniste israélien.

(Des enfants palestiniens membres de la même famille Al-Dallou, tués par un bombardement « chirurgical » de l’aviation terroriste israélienne source)

*On dit de Gaza qu’elle est la plus grande prison à ciel ouvert du monde, ou bien le plus gros camp de concentration du monde. En tout cas, la ressemblance est frappante (bien qu’à une échelle beaucoup plus vaste) avec les tout premier camps de concentration de l’histoire, soit ceux mis en place par l’armée de Grande-Bretagne en Afrique du Sud, au début du siècle dernier, pour écraser les noirs et les boers qui lui résistaient, en plaçant en détention insalubre plus de 200 000 personnes, si on additionne les civils boers (116 572) et les africains noirs (plus de 120 000). À Gaza, c’est plus de 1,5 million d’individus qui sont emprisonnés par Israël dans un territoire d’à peine 360 km2.

**Le sionisme est une idéologie belliqueuse et colonialiste, essentiellement raciste, d’origine européenne, qui n’a rien à voir avec le judaïsme véritable. En fait, elle se sert des histoires de souffrances des croyants juifs à travers l’histoire pour asseoir son autorité pour parler « au nom des juifs du monde entier » et autoproclamer Israël comme « État juif ». En réalité, non seulement une majorité de juifs à travers le monde ne sont pas sionistes à proprement parler, il y a également une part importante de juifs et même des survivants de l’holocauste qui dénoncent les crimes commis par l’apartheid israélien « au nom des juifs ». Il y a aussi le fait que des fondamentalistes chrétiens sectaires, surtout des protestants d’Amérique du Nord, supportent inconditionnellement les actions du gouvernement d’Israël sous le prétexte que ce serait un devoir religieux pour garantir le retour de Jésus Christ « en terre sainte gardée par les juifs » pour sauver les « vrais croyants » de l’apocalypse (vous savez comment les fanatiques religieux résonnent). On appelle ces gens des « chrétiens sionistes » et Stephen Harper, tout comme la majorité de son équipe conservatrice, est un fervent croyant de cette idéologie complètement détraquée et immorale. Ceci explique le soutien inconditionnel du gouvernement canadien de Stephen Harper aux crimes de l’apartheid sioniste. C’est aussi pourquoi les québécois devraient être mis au courant de ces faits, parce que déjà, l’écrasante majorité des québécois ne veulent strictement rien savoir de ces conneries religieuses évangélistes et militaristes, comme le dernier scrutin fédéral l’a si clairement démontré.

L’agression sioniste contre le peuple de Gaza doit cesser immédiatement !

Seul le boycott international pourra faire entendre raison à l’apartheid sioniste, comme ce fut jadis le cas pour l’apartheid blanc en Afrique du Sud.

Vive la Palestine libre et en paix !

-Gabriel Proulx

Publié par : quebecsocialiste | 14 novembre 2012

Syrie : révolution bidon

Publié par : quebecsocialiste | 6 novembre 2012

Invitation à une conférence sur la situation en Syrie

Peut-on se fier aux médias pour comprendre se qui se passe en Syrie ?

Ce qui se passe présentement en Syrie et dans cette région du monde (le Liban,
notamment) est préoccupant, mais peut-on se fier aux informations que nous
transmettent les médias ? Que penser de l’intervention d’organisations comme
l’OTAN dans cette partie du monde ? Qu’en est-il de la « rébellion » en cours
en Syrie ? Et des mercenaires ? Les événements en Syrie sont dramatiques et il
y a déjà des milliers de morts. C’est pour discuter de tout cela que Gabriel
Proulx et André Parizeau, du Parti communiste du Québec, prendront la parole
afin d’expliquer ce qui se passe, de parler des enjeux, à la lumière de leur
rencontre avec un officiel du Parti communiste syrien unifié. Suivra une période
d’interventions et de questions.

Date : jeudi, le 8 novembre, à 19 heures
82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal
Entrée libre

« Cette décision du tribunal est une insulte à toute la jeunesse qui s’est mobilisée au printemps dernier de manière massivement pacifique. Gabriel Nadeau-Dubois a incarné cette jeunesse et est maintenant puni pour s’être mis au service d’une cause. On lui a fait un procès politique », a déclaré Amir Khadir, député de Mercier, en réaction à la condamnation de Gabriel Nadeau-Dubois pour outrage au tribunal.

M. Khadir rappelle que la loi 78 visait presque nominalement le porte-parole étudiant. En effet, cette loi invalidait toutes les injonctions émises par les tribunaux en lien avec la grève étudiante, mais pas la seule poursuite pour outrage au tribunal qui en découlait : celle visant M. Nadeau-Dubois. « Cet aspect de la loi était particulièrement odieux et politisait le processus judiciaire et cherchait à faire un exemple de ce jeune », analyse M. Khadir.

À l’époque, le député de Mercier avait manifesté sa solidarité en répétant et faisant sienne l’entièreté des paroles qui avaient valu une accusation pour outrage au porte-parole de la CLASSE. Il indique que son parti demeure solidaire de Gabriel Nadeau-Dubois et de la CLASSE. Il invite l’ensemble des associations étudiantes et des acteurs sociaux à manifester leur soutien.

« Alors qu’on a laissé courir pendant des années les corrupteurs et leurs complices dans les firmes de génie, les bureaux d’avocats, les municipalités et à l’Assemblée nationale, le procès d’un porte-parole étudiant qui a osé tenir tête à un gouvernement miné par les scandales est déjà terminé. Cette approche de deux poids deux mesures entache notre système de justice », déplore le député solidaire.

Source

Publié par : quebecsocialiste | 29 octobre 2012

Le glas de l’aventure coloniale des Etats-Unis au Moyen-Orient (Press TV)

Déclaration de Mitt Romney : « La Syrie est l’unique allié de l’Iran dans le monde arabe. C’est leur accès à la mer« …

-Gordon Duff

Le débat présidentiel de cette semaine sur la politique étrangère a été, au mieux, une humiliation pour les Etats-Unis. Je ne parle pas de détails comme le fait que Romney ne sait pas où se trouvent la Syrie et l’Iran ni que l’Iran a presque 2 000 km de côtes.

Il est facile de confondre l’Iran avec le Kazakhstan ou même l’Islande. Les Etasuniens n’ont pas la réputation d’être bons en géographie, ni en maths, ni en ingénierie, ni en langues.

J’étais anxieux de découvrir qui des deux candidats serait le premier à utiliser en la déformant la déclaration du président Ahmadinejad : « L’histoire effacera toute trace de Sionisme des sables du temps ».

Selon Romney, dire cela équivaut à un « génocide » et il a déclaré qu’il allait porter plainte devant la Cour Pénale Internationale de La Haye.

On a dû oublier de dire à Romney que les Etats-Unis se sont retirés de la Cour Pénale Internationale il y a des années, de peur que leurs propres leaders n’y soient poursuivis.

Si l’on se souvient de ce que Romney a dit de la géographie de la région on sait qu’il croit que l’Iran et la Syrie ont une frontière commune.

Ce serait bien que l’Irak soit au courant.

Et, aujourd’hui même, un ami des services secrets de l’armée m’a appelé. Les Israéliens ont remis aux Etasuniens des rapports de leurs services secrets affirmant que d’importantes cargaisons « d’armes lourdes » sont acheminées de l’Iran vers la Syrie par autoroute.

Deux itinéraires étaient mentionnés, un qui passe à travers « la Zone Verte » étasunienne de Bagdad, et, vu la quantité de tanks et de missiles supposés traverser les checkpoints jour et nuit, les gens ne doivent pas pouvoir fermer l’oeil.

L’autre itinéraire traverse Mosul où les Israéliens ont installé une base. Ils ne doivent pas pouvoir dormir non plus.

Jusqu’ici, et bien qu’en empruntant ces itinéraires, on parcoure des centaines de kilomètres de routes où le trafic est intense à travers des villes importantes, personne n’a vu, ni photographié le moindre matériel militaire. Cela n’a pas empêché les services secrets étasuniens de transmettre ces « renseignements » au Congrès étasunien.

Cette information, qui n’est qu’un mensonge grossier comme les contes de fée que Wolfowitz, Chalabi et compagnie ont fourni à Bush en 2002, a pour but de justifier une « réoccupation » étasunienne de l’Irak, par la force si nécessaire, au cas où Romney serait élu.

Comme Romney détient la firme qui possède la plupart des machines à voter électroniques des Etats-Unis, la possibilité qu’il soit élu, même si personne ne vote pour lui, augmente chaque jour.

Le Pakistan était une question de première importance pour Romney pendant le débat. Israël, pour une raison inconnue, semble être terrifié par le Pakistan.

Ce qui lui a échappé pendant la discussion sur le Pakistan et ses « 100 armes nucléaires », c’est que ce pays détient en fait plutôt « 400 armes nucléaires » et qu’il est en train de construire des jets fantômes JA-17, un appareil chinois très performant mis au point grâce à un plan volé aux Etats-Unis par des espions israéliens…

Il faut savoir une chose à propos de la guerre : vivre ou mourir, gagner ou perdre, cela n’a aucune d’importance, l’important c’est de faire des profits.

Le Pakistan semble être en passe de se doter d’un vrai gouvernement civil pour la première fois. Le candidat en tête pour le poste de premier ministre est Imran Khan qui se trouve être un de mes bons amis.

Khan est soutenu par 70% de la population et il a informé poliment les Etats-Unis que s’il était élu, il n’accepterait plus aucune aide étasunienne ni aucune présence étasunienne au Pakistan en dehors des relations diplomatiques normales.

Le manque d’unité dans la direction du Pakistan a rendu inopérante la seule puissance nucléaire de l’Islam qui a l’armée la plus puissante de l’Islam et qui a perdu 35 000 personnes dans la guerre étasunienne contre le terrorisme tout en subissant les attaques incessantes des médias étasuniens qui l’accusaient « d’aider l’ennemi ».

Ce qui change tout c’est que Khan est respecté en occident, qu’il parle sans détours, qu’il n’a peur de rien et qu’il n’a pas d’antécédents. La dernière fois que nous nous somme rencontrés, je lui ai dit que je pourrais le faire élire président des Etats-Unis.

Même les Juifs voteraient pour lui.

Je ne plaisantais pas. Les étasuniens vont l’adorer. C’est une pure « rock star » et une personnalité islamique qui fera éclater les stéréotypes. Ça va être amusant.

J’ai mentionné plus haut la Syrie et les convois imaginaires qui traversent le Kurdistan ou l’Irak à moins qu’ils ne soient sous-marins, tous ces convois que les Israéliens voient mais ne peuvent pas photographier à cause de la densité de la jungle dans ces régions arides du nord de l’Irak.

Selon moi, ce sont les Etats-Unis qui font venir des drones ou, peut-être, qui envoient des satellites.

Si les convois traversent la Zone verte, quelqu’un pourrait aller les voir passer !

Le débat présidentiel de politique étrangère a fait l’impasse sur quelques questions importantes, une d’entre elles est l’instabilité politique en Turquie.

Israël a poussé ses alliés, un groupe de petits pays sous son contrôle qui se sont formés en coalition après la seconde guerre mondiale, à s’impliquer en Syrie par procuration.

La force mercenaire au service d’Israël est parfois appelée OTAN et les Français ont réussi à entrer dans le jeu bien qu’ils soient sortis de l’OTAN en 1959.

La clé de la Syrie semble être de pousser la Turquie à envahir la Syrie sous couvert d’une opération humanitaire quelconque.

Mais des rapports en provenance de Turquie semblent indiquer que si cela se produisait une guerre civile éclaterait aussitôt en Turquie et Erdogan et le gouvernement militaire seraient renversés.

Cela aurait pour conséquence le retrait de la Turquie de l’OTAN et la formation d’une zone islamique d’échanges commerciaux qui irait d’Istanbul à Islamabad et provoquerait sûrement la dislocation de la coalition entre Israël, l’Arabie Saoudite et les états du Golfe Persique.

Pour la Russie et la Chine ce serait la fin de l’hégémonie étasunienne sur le monde.

L’autre manière d’en finir avec la Syrie, est de déstabiliser le Liban par des attaques terroristes et de sinistres complots : cela a déjà commencé il y a une grosse semaine, quand des troupes étasuniennes sont arrivées en Jordanie « à des fins humanitaires ».

L’opération étasunienne coïncide, par hasard bien sûr, avec la livraison de missiles Stinger de pointe étasuniens aux rebelles syriens.

Une autre question cruciale qui n’a pas été mentionnée pendant les débats c’est l’invasion étasunienne de l’Afrique. Les Etats-Unis ont fait profil bas dans les opérations africaines tout au long des décennies de soutien militaire et d’entraînement en coopération étroite avec les Français.

Il est prévu que la guerre pour l’Afrique commence par l’envoi d’une force de l’Union Africaine dans le nord du Mali soutenue par l’aviation française et les drones étasuniens.

Pour la justifier on a rebaptisé « al-Qaeda » les Touaregs du nord du Mali, des anciens alliés du Libyen Kadhafi.

Avec la commode « requalification » des membres de Boko Harum du nord du Nigeria et du Niger en « sous-traitants » d’al-Qaeda et l’éruption d’attentats à la bombe dont le Nigeria et le Kenya sont les principales cibles, vendre une nouvelle décennie de « guerre contre le terrorisme » en Afrique ne semble pas poser de problème.

Il est toutefois nécessaire de disposer d’un pays dont la situation stratégique est favorable à l’établissement d’une base opérationnelle et qui soit susceptible d’endurer une guerre civile à qui perd gagne sans rendre une occupation impraticable.

L’Ouganda semble être ce « point noir » du fait de sa position géographique. Des groupes y arrivent et sont en passe de construire des franchises de Kentucky Fried Chicken et de Taco Bells [chaines de restauration rapide US – NdR].

Le fait que la partition du Soudan, les opérations actuelles du Kenya en Somalie et les histoires de cellules terroristes qui poussent comme des champignons en Afrique, font la une des informations « pop culture » étasuniennes et israéliennes, indique au monde que le glas a sonné pour l’aventure coloniale étasunienne au Moyen Orient.

Les Etats-Unis en partiront les mains vides car leur dernière chance, le renversement de la Syrie et la déstabilisation du Liban, pourrait se révéler la plus dangereuse de toutes leurs entreprises et entraîner une « troisième guerre mondiale ».

Les rêves de conquête de tout le territoire du bassin Caspien jusqu’à la mer, les projets d’établir des garnisons coloniales ou des dictateurs fantoches de la Méditerranée à l’Inde, de la mer jusqu’à la frontière russe, tout cela est en train de glisser des mains des « Maîtres de l’Univers ».

Il leur restera, pour solde de tout compte, 16 000 milliards de dollars de dette [chiffre le plus récent trouvé – NdR], des morts et des estropiés en nombre infini et la récolte de l’année d’héroïne afghane.

Ils se tourneront alors vers l’Afrique où ils déclencheront une guerre sans fin, à coup d’armées de mercenaires, de guerres de drones à une échelle jamais vue auparavant, sous couvert d’un terrorisme imaginaire, en fabriquant de nouveaux ennemis chaque fois que leur appétit néocolonial les y poussera.

On assiste en ce moment au troisième round, la liquidation des Touaregs du nord du Mali.

Quelqu’un leur a-t-il dit qu’ils étaient supposés perdre ?

Gordon Duff

Gordon Duff est un vétéran des Marines qui a combattu au Vietnam dans l’infanterie et un des principaux administrateurs du site Veterans Today.. Il a une grande expérience du système bancaire international et il a été conseiller dans des domaines aussi différents que la contre insurrection et les technologies de défense ; il a aussi fait partie de la représentation diplomatique de l’ONU pour le développement humanitaire et économique. Il a voyagé dans plus de 80 pays. Ses articles sont publiés dans le monde entier et traduits dans de nombreuses langues.

Pour consulter l’original : http://www.presstv.com/detail/2012/10/25/268650/death-knell-…

Traduction : Dominique Muselet

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