Publié par : quebecsocialiste | 2 juin 2012

Syrie : les indécents mensonges de l’Occident et de ses valets

En Syrie, les vautours de l’impérialisme occidental attendent, l’appétit du sang et de la conquête au ventre. Pour satisfaire leur appétit (pour un moment), les vautours occidentaux des États-Unis, de l’OTAN et de l’Union Européenne (UE) et leurs valets des monarchies arabes ennemies de la liberté, n’hésitent pas à recourir aux plus indécents mensonges pour convaincre leurs populations respectives de la nécessité « humanitaire » d’aller envahir un pays étranger lointain que ne pose pas la moindre menace contre nous.

Depuis plusieurs jours déjà, les grands médias occidentaux n’ont pour seul sujet pour aborder le drame syrien que leur film de propagande sur le massacre de Houla, un crime horrible perpétré à la veille d’une date importante au niveau diplomatique pour la Syrie. Le gouvernement n’avait surtout pas besoin d’un massacre de plus d’une centaine de civils, dont une quarantaine d’enfants, massacre immédiatement mis sur le dos des troupes gouvernementales par l’autoproclamé « Observatoire Syrien des Droits de l’Homme » (OSDH), l’organe de propagande londonien des Frères Musulmans syriens, qui a essayé de faire croire au monde que des civils morts criblés de balles, alignés devant un mur, des exécutions donc, c’était la faute des « bombardements de l’armée syrienne ». Il ne fait nul doute, pour qui a bien analysé la conjoncture, les mensonges systématiques des médias occidentaux (et monarchistes arabes) et la question « à qui profite le crime ? » que ce crime contre l’Humanité, perpétré contre des familles chiites alaouites reconnues comme partisanes du président Al-Assad, a été commis par des escadrons de la mort mercenaires opérant en Syrie après être d’abord passés par les frontières passoires de ses voisins.

Les occidentaux s’émeuvent de ce crime abominable pour lequel ils blâment systématiquement le gouvernement syrien, mais à part la station de propagande terroriste de l’OSDH, personne n’est réellement en mesure de pointer du doigt le gouvernement syrien pour ce massacre, surtout pas la mission des observateurs de l’ONU, qui a été la première source indépendante à confirmer que les victimes n’avaient pas été tuées par des tirs d’artillerie, mais bien par des exécutions à bout portant. Le mensonge n’a tout simplement pas marché, à moins de s’abreuver aux grands médias impérialistes qui ne font que repasser en boucle le récit du « bombardement de dizaines d’enfants par le régime syrien selon l’OSDH » pour conditionner l’opinion publique à une hypothétique invasion de la Syrie par l’OTAN et les forces des monarchies arabes. Heureusement que la Russie et la Chine ont mis le pied à terre, sinon le peuple syrien ne vivrait pas seulement le drame d’escadrons de la mort étrangers massacrant des civils pour des gains politiques sectaires, la Syrie serait réduite en ruines par l’OTAN…

Même pour les dirigeants occidentaux et leurs pantins arabes, souiller la mémoire de familles entières décimées par leurs mercenaires en faisant passer leurs meurtres pour des crimes du gouvernement syrien, c’est toucher une profondeur rarement égalée dans l’abysse de l’hypocrisie ! Honte aux sponsors de ce crime odieux, ainsi qu’à ceux qui cherchent à en prendre avantage pour justifier une invasion à grande échelle de toute la Syrie, ce qui causerait des dizaines de milliers de victimes additionnelles* !

*Voir ce qui est arrivé à la Libye, avec une population beaucoup moins importante que celle de la Syrie.

Voici un texte de Tony Cartalucci, paru sur le site mondialisation.ca et qui aborde les mensonges actuels sur la Syrie et leurs précédents historiques :

Propagande guerrière de l’OTAN: le gouvernement syrien accusé des atrocités commises par les escadrons de la mort
Le coup d’Houla en Syrie le prouve : les vieilles combines sont les meilleures
-par Tony Cartalucci

Alors que les informations nous arrivent en provenance d’Houla en Syrie, tout près de Homs et de la frontière avec le Liban, il est de plus en plus évident que le gouvernement syrien n’est pas responsable des tirs d’artillerie qui ont tué 32 enfants et leurs parents, comme le clament haut et fort les médias occidentaux et jusqu’à l’ONU elle-même. Tout semble indiquer au contraire que c’est l’oeuvre d’escadrons de la mort opérant en combats rapprochés – ces escadrons étant accusés par les « activistes » anti-gouvernementaux d’être des « sbires du régime [d’Assad] » ou des « milices », et par le gouvernement syrien d’entre des terroristes d’al-Qaïda liés à des espions étrangers.

Au moment où l’on rapportait ces meurtres, les représentants des gouvernements américain, britannique et français se préparaient déjà à accuser, à condamner, et à demander des sanctions contre le gouvernement syrien, appelant à une réunion immédiate du Conseil de Sécurité de l’ONU, et à l’établissement d’un cadre de soutien aux « Amis de la Syrie » au moyen de livraison d’armes et d’aide aux militants. Il était urgent pour l’Occident, que ce soit par opportunité ou de façon délibérée, de faire avancer son vieux projet de renversement du régime d’Assad.

Pendant ce temps, l’OTAN massacrait une famille de 8 personnes, dont 6 enfants en Afghanistan. Et donc, si l’on affirme que ce sont l’aide humanitaire et la justice qui guident les intérêts étrangers, alors l’Afghanistan devrait être mis sur le même plan qu’Houla. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

C’est avec cette même hâte à attirer l’attention et à déformer la violence en l’amplifiant au maximum que la BBC a été amenée à diffuser la photo d’un massacre en Irak vieille de plusieurs années, expliquant comme pour l’ensemble de leurs « preuves » qu’elle provenait des « activistes pro-démocratiques », arguant encore une fois de la véracité de ces affirmations qui nous arrivent en permanence depuis un an de ces sources [pourtant] plus que douteuses.

Nous savons bien qu’en général, après n’importe quel crime commis dans une nation occidentale, la police ne parvient pas à examiner la scène de crime et à dresser des conclusions aussi rapidement que cela, à moins qu’elle ne soit dans le coup et ne connaisse déjà les détails du crime simplement du fait qu’elle y est elle-même impliquée.

Il est tout aussi clair que ce qui s’est passé à Houla, quelle qu’en soit la nature, a été utilisé délibérément comme un levier pour faire avancer un peu plus les objectifs cachés des Occidentaux, que Seymour Hersh avait très bien expliqués dans son article de 2007 paru dans le New Yorker « The Redirection », où il décrivait un complot « américano-israélo-saoudien » visant à armer des extrémistes brutaux et sectaires, et à les « lâcher » contre la Syrie. En fait, dans son article, Hersh interrogeait plusieurs personnes qui toutes s’inquiétaient du caractère inévitable de la violence que nous constatons aujourd’hui à Houla.

Bien que certains aient peine à croire que l’Occident puisse organiser, promouvoir et exploiter les actes violents commis à Houla, la vraie question à se poser est : « Existe-t-il des précédents historiques qui pourraient nous fournir un éclairage suffisant et répondre aux questions en « si » et en « pourquoi » ? » En fait, de tels précédents existent bel et bien.

Il faut se rappeler de l’été 1939, lorsque les nazis, cherchant à tout prix à se faire passer pour les pauvres victimes et à justifier leur agression militaire, organisèrent un incident de frontière et en attribuèrent la faute au voisin polonais. Il en est ressorti que des troupes allemandes avaient attaqué une station de radio allemande, et tout cela s’est terminé par l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie. L’ironie veut que ce soit le musée du Mémorial de l’holocauste aux États-Unis qui non seulement nous relate ces événements, mais l’assortit d’une véritable leçon sur comment « tromper le peuple » :

« Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, les propagandistes nazis ont fait passer leurs agressions militaires destinées à la conquête de territoires, pour des actes justes et nécessaires de légitime défense. Ils ont décrit l’Allemagne comme une victime effective ou potentielle d’agresseurs étrangers, comme une nation attachée à la paix, mais obligée de prendre les armes pour protéger sa population et défendre la civilisation européenne contre le Communisme. Les objectifs de la guerre affichés pratiquement à chaque étape des hostilités camouflaient presque systématiquement les véritables intentions d’expansion territoriales nazies et leurs luttes raciales.

Durant l’été 1939, alors qu’Hitler et ses assistants finalisaient les plans d’invasion de la Pologne, le peuple allemand était en proie à la tension et à la peur. Les Allemands étaient encouragés par la récente extension des frontières de leur pays [qui englobait désormais] les voisins autrichiens et tchécoslovaques, et ce, sans avoir eu à tirer un seul coup de feu. Mais pour autant, ils ne manifestaient pas dans les rues en appelant à la guerre comme l’avait fait la génération de 1914.

Avant que l’Allemagne n’attaque la Pologne le 1er septembre 1939, le régime nazi avait lancé une campagne médiatique extrêmement agressive destinée à s’assurer le soutien du peuple pour une guerre que peu d’Allemands désiraient. Pour pouvoir présenter l’invasion comme moralement justifiée, et comme une action défensive, la presse allemande s’employa à rapporter les « atrocités commises par les Polonais », se référant à des cas de violences physiques ou de discrimination réels ou inventés, touchant des Allemands résidant en Pologne. Déplorant l’esprit « belliqueux » et le « chauvinisme » polonais, la presse s’attaqua également aux Britanniques, leur reprochant d’encourager la guerre en promettant de défendre la Pologne dans le cas d’une invasion allemande.

Le régime nazi organisa même un incident de frontière destiné à faire comme si la Pologne avait entamé les hostilités contre l’Allemagne. Le 31 août 1939, des soldats SS déguisés en Polonais attaquèrent une station radio allemande à Gleiwitz. Le lendemain, Hitler annonçait à la nation allemande et au monde sa décision d’envoyer des troupes en Pologne en réponse aux « incursions » polonaises à l’intérieur du Reich. Le service de presse du parti nazi du Reich demanda aux médias d’éviter le terme de « guerre mondiale ». Ils devaient seulement dire que les troupes allemandes avaient simplement repoussé les attaques polonaises, une tactique destinée à présenter l’Allemagne comme la victime de l’agression. La responsabilité de déclarer la guerre était laissée aux Britanniques et au Français. »

Nous qui en Occident, après les terribles pertes de la Seconde Guerre mondiale, avions juré que des actes d’agression caractérisée ne seraient plus jamais tolérés, nous avons permis aux pouvoirs de Wall Street et de Londres et de tous ceux qui orbitent autour, de tracer leur chemin d’une conquête militaire à l’autre, de l’Afghanistan à l’Irak, en passant par la Libye, le Yémen, la Somalie et maintenant, la Syrie. Nous sommes au bord du conflit avec l’Iran, et exactement comme l’avait fait l’Allemagne nazie, ceux qui nous y emmènent utilisent un mélange de menaces, de terreur, de promesses et d’excuses indéfendables, pour encore une fois franchir les frontières d’une nation souveraine, déclencher une guerre contre son peuple et lui imposer notre système et nos institutions que nous déclarons « supérieures ».

Depuis les années 1990, selon le Général US Wesley Clark, l’Occident s’est lancé dans la conquête de l’ensemble du Moyen-Orient à travers l’installation de régimes « partenaires ». Depuis 2002, l’Occident a cherché à renverser le gouvernement syrien. Et de façon évidente, depuis 2007, l’Occident conspire contre la Syrie. Bien des années avant que le terme de « Printemps arabe » ne soit utilisé par les médias occidentaux, la violence qui ravage actuellement la Syrie était déjà planifiée, les militants étaient armés, financés et organisés. Le désir de l’Occident d’intervenir en Syrie aujourd’hui ne doit rien à la volonté de sauver le peuple syrien de la violence que l’Occident a lui-même fomentée, mais bien à la volonté d’utiliser cette violence pour s’étendre, exactement comme Hitler l’avait fait, à travers des conquêtes militaires.

Si l’ONU commet l’erreur dramatique de permettre aux forces du fascisme global, si mal déguisées en « défenseurs de la civilisation » de gagner en Syrie, ne tombez pas dans le même panneau que les Allemands [en 1939], ne croyez pas que cela soit justifié. Houla, tout comme Gleiwitz est un prétexte indéfendable, et non un impératif moral. L’Allemagne a finalement payé très cher ses transgressions continuelles contre l’humanité avec des millions de morts, des décennies d’opportunités perdues, une division du pays et son occupation après avoir été battue, et l’obligation de devoir porter à jamais ce lourd passé. Quelle récompense osons-nous attendre aujourd’hui de l’ignorance et de l’apathie ?

Source

Voir également le reportage de Russia Today (RT) sur cette affaire.

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