Publié par : quebecsocialiste | 1 avril 2012

Grève étudiante : il y a de quoi être fier

Oui, il y a vraiment de quoi être fier, en regardant les jeunes étudiants québécois résister par dizaines de milliers aux dictats du gouvernement libéral en fin de parcours de Jean Charest, qui a fini, à force de se croire intouchable, par frapper une couche populaire qui refuse de se laisser marcher dessus ! Oui, il y a de quoi être tous vraiment fiers de nos étudiants, qui sont en train d’accomplir ce que personne au Québec n’avait jamais vraiment réussi à accomplir avant eux : faire plier le gouvernement libéral de Jean Charest et ses sbires !

Après la démonstration de force de plus de 200 000 québécoises et québécois (jusqu’à 250 000 selon certains), le gouvernement libéral est à court d’arguments pour essayer en vain de justifier l’injustifiable, alors c’est la répression qu’il a choisi pour répondre aux jeunes québécois porteurs d’espoir en un avenir meilleur. L’histoire s’en rappellera…

Les grimaces de mépris de la déshonorable ministre Line Beauchamps, qui nous démontre chaque jour qu’elle ne parle pas au nom du peuple, mais bien au nom de sa petite personne arrogante (même chose pour le reste du cabinet libéral), n’y changeront rien : plus le temps passe, plus le gouvernement est perdant dans ce conflit. Si la grève persiste encore un peu, disons un mois de plus, alors l’irresponsabilité du gouvernement libéral nous aura coûté plus cher que ce que nous aurions « économisé » avec la hausse, au prix de la perte majeure d’accessibilité aux études supérieures pour les classes les plus démunies de la société québécoise.

Les étudiants pleins aux as contre la grève et pour la hausse (ils s’en sacrent bien parce que papa et maman assurent toutes leurs dépenses scolaires supérieures, un privilège de l’aristocratie moderne), cette bande de perroquets sans envergure du gouvernement libéral, ont beau nous parler sans arrêt des prêts et bourses « bonifiés » (les statistiques démontrent que les refus pour les demandes de bourses ont doublé entre 2007 et 2010, sans parler des prêts qui ne sont rien d’autre que ça : des prêts de milliers de dollars devant être remboursés, donc payés plus tard) et de leur sacro-saint « droit individuel » libertarien égoïste, ils demeurent une minorité négligeable de libéraux, de libertariens et de gosses de riches égoïstes.

Leur dernier coup bas contre le mouvement étudiant a été porté à Alma, endroit symbolique puisque frappé par un conflit de travail important entre des travailleurs québécois et une multinationale étrangère, où un groupe d’étudiants profondément égoïstes et mauvais perdants sont allés jusqu’à obtenir une injonction contre la grève à leur collège (quelqu’un devrait dire à ce juge « sans jugeote » de la cour supérieure, que nous ne sommes pas en Colombie, au Chili ou au Honduras ici, mais bien au Québec, où les opposants à l’ordre capitaliste bourgeois sont encore supposés avoir des droits). Selon le bon sens logique, cette injonction a tout d’un bâillon (ou un SLAPP* diront les anglais) et n’a aucune légitimité démocratique. Si les étudiants d’Alma décident d’ignorer cette injonction aussi illégale que déshonorable, ils auront tout mon appui.

*SLAPP : Strategic Lawsuit Against Public Participation (voir le dossier d’Écosociété)

Le gouvernement libéral aime revenir encore et encore sur la prétendue « création de richesse » pour justifier ses politiques anti-peuple. Raymond Bachand a beurré cette expression néolibérale partout dans dernier budget, comme pour y appliquer un vernis superficiel de légitimité. Ce que ces mercenaires bourgeois ne peuvent comprendre, c’est que la plus grande richesse du monde, est celle incarnée par les générations futures et qu’en mettant ainsi des bâtons dans les roues des générations futures, comme les forcer à contracter des dettes vertigineuses pour pouvoir s’éduquer (l’éducation, une autre grande richesse de l’humanité), le gouvernement libéral fait ce qu’il sait le mieux faire : gaspiller la richesse collective québécoise.

Enfin, avec le printemps qui arrive, ce qui veut dire que nous sommes à moins d’un an des prochaines élections générales québécoises, le peuple québécois devra choisir entre la servitude à l’ordre bourgeois anglo-saxon, ou la liberté. Ce sera aussi simple que ça, nul besoin d’en rajouter…

Non à la hausse ! Oui à la gratuité scolaire universelle !

-Gabriel Proulx

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