Publié par : quebecsocialiste | 17 janvier 2012

Non à la soumission sous la CAQ! Oui à la libération du Québec!

La démission la semaine dernière de l’ex-député du PQ François Rebello, avec les pathétiques excuses qu’il a fourni pour expliquer son geste de trahison visant à lui garantir une place chez l’autoproclamée « Coalition Avenir Québec » (CAQ), a de quoi alimenter le cynisme de la population québécoise envers sa classe politique.

Mettez vous à la place des québécoises et des québécois qui ont voté pour des gens comme Rebello (ou l’autre opportuniste sans envergure, « mon député » Benoit Charette de Deux-Montagnes, pour lequel je n’ai heureusement jamais voté, qui s’est fait élire sur la base d’un discours souverainiste pour ensuite démissionner en disant que ce n’était plus d’actualité) : comment peuvent-ils encore faire confiance à cette classe politique quand ils n’ont absolument aucun contrôle sur ceux qu’ils portent au pouvoir ? C’est ça la « démocratie » ? Selon le modèle de « monarchie constitutionnelle et dictature financière » à la sauce occidentale, peut-être, mais ce n’est pas le cas pour le peuple.

Ce système pourri est un autre exemple de la nécessité pressante de réaliser l’indépendance du Québec et d’en faire une république dans laquelle les élus auraient un minimum de comptes à rendre à la population. Pas une république de bananes comme ce que la CAQ et les libéraux projettent de faire de notre nation, mais bien une véritable république, qui aurait par exemple le pouvoir de nationaliser une usine si les propriétaires projetaient de mettre sauvagement à la porte des centaines de travailleurs québécois pour exporter leurs emplois ailleurs (comme GM, Shell, Rio Tinto, Papiers White Birch et j’en passe).

François Rebello nous dit qu’il est toujours souverainiste, mais que ce serait Legault « l’homme d’affaires » qui serait le mieux placé pour réaliser la souveraineté. Quand ? « On verra… » Imaginez un instant un pays indépendant du Québec dirigé par les immoraux comme Legault, qui ont voté la motion contre Yves Michaud : le Québec serait identique au Canada en politique étrangère, soit une colonie yankee et sioniste, le statu quo en soumission à l’empire anglo-saxon !

« Privatiser, privatiser et privatiser ! » qu’ils disent, tout en laissant aller des « on verra » en haussant les épaules, comme si le peuple québécois n’était rien de plus qu’une bande de moutons naïfs et aveugles qui jouent à la roulette russe avec leur existence ! Le Québec n’atteindra jamais l’indépendance avec cet homme d’affaires attentiste qui continuera de brader nos ressources comme les libéraux de Jean Charest, contribuant ainsi à nous éloigner de plus en plus de notre destinée !

Je vais continuer de garder espoir en notre peuple, étant encore assez jeune pour avoir le temps de contribuer à changer la tendance de bord un jour… Par contre, faire confiance à la Coalition Affairiste du Québec (avec 3 «P» cachés, soit Privatisation, Patronat et Passé) pour gérer les affaires de notre nation, ne serait-ce que pendant 4 ans, aurait des conséquences catastrophiques. Les générations futures méritent mieux que ça.

En effet, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser le peuple québécois se faire embobiner une nouvelle fois par les grands médias patronaux et fédéralistes, qui cherchent cette fois à nous convaincre de voter pour la CAQ, le parti de l’insignifiance, de la trahison et de la soumission.

Des solutions existent

La seule solution possible, ce serait une grande alliance électorale regroupant la totalité des groupes et partis indépendantistes du Québec. Cette alliance doterait le Québec d’une constitution temporaire et proposerait à la population une élection référendaire, à l’issue de laquelle l’alliance nouvellement élue avec la double majorité à l’Assemblée nationale aura un mandat clair de la population pour déclarer unilatéralement l’indépendance de tout le territoire québécois.

L’objectif suivant sera une constituante suivie d’un référendum portant non pas sur l’indépendance, qui aura déjà été proclamée, mais bien sur le choix de la constitution finale, ce qui entérinera la naissance de la république québécoise et son enracinement dans la société, sous les ordres de son seul maître : le peuple québécois. Ensuite, l’entrée du Québec à l’ONU, parmi le grand concert des nations, scellera notre mission première, qui a toujours été la liberté de notre peuple.

C’est à la suite de l’indépendance que des débats et des scrutins populaires sur l’idéologie étatique québécoise pourront avoir lieu, comme dans toute nation souveraine et démocratique normale. Comme j’ai hâte d’être rendu là.

-Gabriel Proulx

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