Publié par : quebecsocialiste | 30 juin 2011

Québec, le temps de résister aux parasites

(Le prince William, un parasite d’un autre âge)

Salut à vous, mes compatriotes québécois. Vous vous êtes bien amusés pendant la fête nationale ? Force est de constater qu’elle était assez pluvieuse cette année, la fête de tous les québécois, mais que voulez-vous, personne n’a de pouvoir sur les humeurs de dame nature. Il en est tout autrement pour ce qui est de la visite du couple princier d’Angleterre, puisque ceux qui possèdent le pouvoir au Canada ont choisi d’imposer au peuple, toujours forcé de «se serrer la ceinture» aux dernières nouvelles, de payer la totalité des dépenses de voyage de deux parasites millionnaires qui ne doivent leur richesse à aucun «effort», mais plutôt à des traditions médiévales dépassées. William a vécu toute sa vie dans un luxe outrancier, à cause d’un «droit du sang» (et «hop par la fenêtre», le mythe capitaliste des chances égales à la naissance), alors que Kate est juste très, très chanceuse d’avoir gagné le gros lot en épousant ce gros bonnet de William.

Le «jeune vieux» couple royal britannique vient à peine d’arriver que déjà, j’en ai marre du lavage de cerveau extrême imposé par la couverture des grands médias canadiens, colonialistes de nature. Est-ce qu’il y en aurait encore pour croire, après ce spectacle pathétique, que ces journaleux sont honnêtes lorsqu’ils versent leurs larmes pour la «démocratie» en Afghanistan ou en Libye ? On ne peut pas être un partisan fanatique de la monarchie et prétendre du même souffle travailler pour la démocratie et la «liberté de presse», cela est tout simplement impossible. C’est de l’hypocrisie à l’état pur.

À partir du moment où cette horde de mercenaires de «l’information» abandonne toute éthique dans leur basse besogne, on ne peut que constater que le ridicule ne tue pas (on peut en dire autant de l’esprit du colonisé). Difficile de ne pas ressentir un certain malaise à la lecture des propos recueillis par un journaleux québécois colonisé, propos sortis de la bouche du pilote de l’avion des deux parasites : le bonhomme est «honoré», mais aussi «nerveux» parce qu’il se retrouve ainsi responsable de la «sécurité» et de l’arrivée à bon port de «ces passagers importants». C’est bien de savoir que pour ce pilote à deux sous, les «gens ordinaires», soit ceux qui n’ont pas la chance d’être les assistés sociaux les plus riches de la planète, sont donc par conséquent «pas importants»…

Les grands médias issus de la bourgeoisie (l’aristocratie moderne), qui reconnaissent tout de même que plus de 90% de la population québécoise est soit hostile, soit complètement indifférente à la visite des deux parasites sur notre territoire, cachent à peine leur arrogance mal placée, avec leurs petits sourires hypocrites, lorsqu’ils fanfaronnent «l’absence du décors» de l’indépendance du Québec (pour l’instant) et se félicitent des réactions hystériques de quelques colonisés ignorants à la Elvis Gratton, qui pleurent de joie ou s’époumonent honteusement pour ces deux «starlettes» qui vivent au crochet de la société britannique au bord de la faillite. Ils soulignent «la grande loyauté envers la monarchie» du premier ministre canadien Stephen Harper, «un trait qui n’est pas étranger à son conservatisme, dont la monarchie est la représentante classique». En fait, ceci n’est qu’une autre preuve parmi tant d’autres du peu de respect de Stephen Harper pour la démocratie et pour les travailleurs (et particulièrement les travailleuses). Quelle fierté devrions nous retirer de la venue sur nos terres du prince William, duc de je-m’en-fiche, qui n’est en Angleterre qu’un outil de propagande pour le recrutement dans l’armée britannique ? Une mascotte militariste, une bête de foire et un piège à touristes, voilà quelques adjectifs appropriés pour le prince William.

Puisque nous sommes opposés au détournement de nos taxes pour financer le petit voyage touristique de deux monarques non élus, nous, les représentants de la majorité silencieuse des québécois, iront faire connaître cette opposition à Québec, le 3 juillet, pour sauver notre honneur national de la mascarade honteuse à venir. Honteuse puisqu’une insulte à notre histoire et à la mémoire de nos ancêtres brûlés vifs et pendus par les armées génocidaires de la famille royale consanguine britannique. Honteuse puisque les deux parasites sont accueillis avec tous les honneurs étatiques comme des dignitaires étrangers (alors qu’ils n’occupent aucune fonction au gouvernement britannique). Honteuse puisqu’un rappel que la grand-mère de William a approuvé une constitution canadienne qui n’a jamais été signée ou même approuvée par aucun gouvernement québécois. Honteuse puisqu’un étalage outrancier de la richesse de l’état au service de deux humains comme les autres, pendant que le peuple doit toujours «se serrer la ceinture»…

Au Québec, ils vont, entre autres choses, visiter l’Hôpital pour enfants Ste-Justine (où j’ai déjà été soigné pour mon diabète). L’hôpital a été obligé de détourner des fonds destinées aux enfants malades pour refaire le décors, qui ne cadrait pas assez avec l’image artificielle de «perfection» et de «pureté» que les grands médias donnent au couple princier parasitaire, semble-t-il. Les deux bouffons vont également aller visiter les militaires de Valcartier, qui sont forcés, tout comme les immigrants, de s’humilier en prêtant un serment de loyauté à la criminelle et non élue couronne britannique. Ces soldats devraient profiter de l’occasion pour renier leur «serment» et démissionner. Il existe beaucoup d’autres chemins, moins dangereux et non colonialistes, pour payer leurs études. Les deux parasites iront aussi faire leur tour à Québec, où des représentants du peuple québécois les y attends pour leur rappeler qu’ils ne sont pas nos «souverains» et que nous ne devrions en aucun cas avoir à payer pour leurs vacances «officielles». Le maire Labeaume est «déçu», mais il n’y a pas grand chose à attendre de la part d’un clown qui rêve publiquement (et sérieusement) de devenir le souverain de «la cité-état de Québec», étant complètement ignorant des désastres que le concept de cité-état a apporté à la Grèce antique et à l’Italie du Moyen-Âge et de la renaissance, dont la guerre civile…

Certains, dont la propagande est retransmise gratuitement par les grands médias fédéralistes et monarchistes, diront que ceux qui iront manifester ne sont que des «radicaux» et des «minoritaires» qui «manquent de politesse» pour la monarchie… Vraiment ? Avant de diaboliser les indépendantistes québécois et de qualifier des manifestants pacifiques de «radicaux», les chroniqueurs mercenaires et les journaleux de salon des grands médias devraient ouvrir leurs livres d’histoire. Ils réaliseraient que la monarchie anglaise est plutôt chanceuse dans les circonstances, étant donné que malgré l’esclavage, les multiples génocides et autres crimes contre l’Humanité dont elle s’est rendue responsable au fil des siècles, elle est toujours là (malheureusement), symbolique mais subventionnée à 100% par le peuple, alors qu’ailleurs, en France et en Russie par exemple, le peuple s’est débarrassé de manière beaucoup plus «expéditive» de la monarchie, ce régime totalitaire d’un autre âge.

Tous les grands démocrates et révolutionnaires de l’histoire furent des «radicaux» à leur époque.

Vive le Québec libre ! À bas la monarchie !

-Gabriel Proulx

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