Publié par : quebecsocialiste | 27 avril 2011

Cruauté envers les animaux : la société décadente

Avec les récentes révélations sur les pratiques d’euthanasie cruelles et illégales qui ont lieu au Berger Blanc, les droits des animaux sont brièvement revenus sous les projecteurs des médias et du débat public. Je dis «brièvement» parce que les médias au Canada n’aiment pas trop parler de la cruauté envers les animaux, étant donné que le Canada figure parmi les champions mondiaux de la cruauté envers les animaux et l’environnement en général. En plus, parler trop longtemps de cruauté contre les animaux au Canada pourrait rappeler aux gens qu’en ce moment même, l’inutile et barbare chasse aux phoques est ouverte au Canada et que des dizaines de milliers de phoques seront encore massacrés cette année pour leur fourrure et parfois, pour une viande dont personne ne veut.

Plusieurs municipalités au Québec, dont Montréal et Laval, font affaire avec Le Berger Blanc, une compagnie privée, pour «s’occuper» des chiens et des chats errants ou abandonnés. Déjà, un problème d’éthique majeur se pose : cette compagnie étant privée, comment s’assurer que ses gestionnaires ne mettent pas les profits devant tout le reste, comme c’est le cas dans n’importe quelle entreprise privée? Le privé en santé met le profit devant le bien-être de ses clients humains, alors que pensez-vous que le privé fait quand il est question d’animaux? Comme pour la santé humaine, le bien-être des animaux errants ne devrait JAMAIS être mis entre les mains d’une entreprise privée dont le but premier est l’engrangement de capitaux. Le reportage choc de Radio-Canada sur Le Berger Blanc est là pour le rappeler.

Le cas du Berger Blanc n’est pas le seul scandale récent de cruauté envers les animaux au Canada. Parmi les plus importants, il y a le massacre d’une centaine de chiens de traineau en Colombie-Britannique, qui a eu lieu l’année dernière, mais se trouve toujours devant les tribunaux aujourd’hui. Les circonstances de ce massacre donnent froid dans le dos : avec le grand afflux de touristes dans la région de Vancouver l’année dernière, à l’occasion des jeux Olympiques d’hiver, une entreprise de la région s’est procuré un grand nombre de chiens de traineau pour répondre à la forte demande touristique. Une fois les J.O. terminés, naturellement, la demande a baissé. Qu’a fait la compagnie? Constatant que les chiens, qui étaient en bonne santé, parfaitement sociables et habitués au contact humain, étaient devenus «inutiles» et «coûtaient plus qu’ils ne rapportaient», la compagnie a forcé un de ses employés à exécuter les 100 chiens, comme ça, au nom de l’ignoble soif de profit capitaliste… Pour un texte plus détaillé sur la question, cliquez ici.

Les lois canadiennes sur la protection des animaux sont tout simplement inefficaces et doivent être renforcées. Malheureusement, le pire, c’est que le gouvernement canadien lui-même se rend complice de massacres de masses d’animaux. Un bon exemple est la chasse aux phoques :

Chaque année, des dizaines de milliers de phoques sont massacrés, principalement pour leur fourrure, par une bande de chasseurs barbares qui, de leur propre aveu, ne peuvent aucunement subvenir à leurs besoins avec les seules revenus de cette industrie en déclin. Non seulement cette industrie d’un autre âge est une honte pour le Canada, elle ne rapporte plus. L’année dernière, la chasse aux phoques n’a rapporté qu’un million de dollars, alors que les coûts de surveillance et les subventions aux chasseurs s’élèvent à plus de deux millions de dollars, prélevés à même nos taxes. Dans ce prix, il y a les subventions pour fournir des fusils aux chasseurs, un geste qui ne fait aucun sens selon l’argumentaire des pro-chasse qui dit que la chasse est «humaine». D’un côté, ils nous disent qu’ils n’utilisent pas de fusils pour les tuer parce qu’il est plus «humain» de les massacrer avec un vieux machin inuit qui a l’allure une massue avec un crochet au bout (autant dire qu’ils chassent le phoque armés d’une planche de bois avec un clou), méthode qui été décrite comme réellement inhumaine, alors que de l’autre côté, les chasseurs utilisent maintenant des fusils, possiblement payés par nos taxes, pour tirer sur les phoques déjà sans défense, non pas pour leur donner une mort rapide d’un tir à la tête, mais plutôt pour les blesser et les empêcher de bouger, rendant ainsi plus facile leur exécution brutale à coups de massue.

Finalement,  ils nous disent, en désespoir de cause, que le massacre programmé de 70 000 phoques cette année (le quota a été relevé par le gouvernement fédéral) servirait à «aider la population de poissons», alors qu’il est facile de décelé le véritable coupable : la surpêche humaine. Pour consulter un site dédié à la protection des animaux et surveille les abus de la chasse aux phoques, cliquez ici (lien en anglais).

Tout comme pour les humains, il n’est pas facile pour les animaux de survivre dans le système capitaliste, qui nous voit tous comme un numéro, comme de la vulgaire marchandise…

-Gabriel Proulx

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