Publié par : quebecsocialiste | 9 avril 2011

Propagande et censure chez Radio-Canada

Il y a quelques jours, en réponse à un «reportage» de propagande merdique sur le Venezuela et Hugo Chavez, présenté par Radio-Canada, j’ai décidé d’y répondre, sur le site de Radio-Canada. Alors que d’autres ont utilisé des arguments différents et des mots bien plus crus que les miens pour dénoncer la mauvaise fois et le manque de professionnalisme évident de ce reportage, voilà que «Radio-Cadenas» décide de censurer mon commentaire! Après ça, ils croient avoir l’autorité morale pour dénoncer les «abus» imaginaires du gouvernement socialiste vénézuelien… Pathétique!

Pour ceux qui se demanderaient : du temps où j’y allais, les «blogues» totalitaires de canoë (Quebecor) étaient encore bien pire niveau censure, sans parler du contenu…

Voici donc le commentaire censuré en question, que j’ai pris soin de sauvegarder dans mon ordinateur avant de l’envoyer au forum de Radio-Canada, au cas où ils n’auraient pas eu le courage de me publier :

«Un «reportage» fort médiocre qui fait honte à la profession de «journaliste» dont M. Leprince et Radio-Canada se réclament.

La Colombie, ça ne vaut pas la peine d’en parler? Sachez que la Colombie détient le triste record du plus haut pourcentage de syndicalistes tués au monde depuis quelques années consécutives, d’abord sous le criminel de guerre narco-trafiquant Uribe, et maintenant, les horreurs continuent sous le régime du pareil au même de Santos.

On parle, en Colombie, de disparitions, de tortures et d’assassinats contre des femmes, militantes des droits humains, pour le «crime» de parler publiquement, ainsi qu’à des responsables de l’ONU, de la découverte en janvier 2010 d’une fosse commune contenant plus de 2000 corps de victimes innocentes des escadrons de la mort d’Uribe. Uribe a dit que c’était «terroriste» de parler de ça en publique. Sous Santos maintenant, celles qui ont continué d’en parler en espérant que justice soit rendue, disparaissent les unes après les autres. L’année dernière, une jeune militante des droits humains en Colombie, qui était enceinte, a été enlevée par la police et torturée jusqu’à ce qu’elle finisse par perdre les deux jumeaux qu’elle attendait! Vous allez me dire que ce n’est pas important, ça?

Le Honduras, quant à lui, depuis le coup d’état que M. Leprince a à peine couvert à l’époque, est l’un des endroits les plus dangereux du monde pour les journalistes qui ne rapportent pas ce que le pouvoir oligarque du dictateur Lobo veut entendre. Depuis ce coup d’état, des centaines d’opposants ont été assassiné dans le pays. Les journalistes occidentaux se soucient-ils seulement un peu de ce peuple souffrant?

Pendant ce temps, Radio-Canada nous présente fièrement de pures pièces de propagande sur le Venezuela d’Hugo Chavez, président démocratiquement élu de ce pays souverain. Avec le nombre d’élections, de scrutins et de référendums qu’il a organisé depuis l’arrivée au pouvoir de son gouvernement après les élections de 1998, les «grandes démocraties» d’Amérique du Nord que sont les États-Unis et le Canada passeraient pour des régimes autoritaires!

Enfin, j’aimerais rappeler à Radio-Canada que tout comme dans n’importe quel pays du monde, comme le Canada, il est illégal, y compris pour les médias de l’opposition bourgeoise, d’appeler au meurtre, que ce soit du président élu ou de n’importe quel autre individu résidant dans le pays. Les agissements de l’opposition anti-Chavez ne seraient pas tolérés au Canada.»

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Responses

  1. On ne peut plus se fier, d’ailleurs, on n’aurait, en réalité, jamais du se fier au gros médias, qui ne font que véhiculer la propagande des gens au pouvoir.

    Heureusement, l’internet a permis de démocratiser l’information et la rendre accessible à tous et je vous ai trouvé après avoir tenté de donner, moi aussi, une opinion sur Radio-Cadenas (beau jeu de mots), où l’on se pète les bretelles à vouloir imposer la ‘liberté responsable’ (quel euphémisme pour décrire la censure!).

    En obligeant ses interlocuteurs à s’identifier comme de vulgaires criminels, Radio-Canada contrevient aux principes fondamentaux de neutralité de la presse qui stipulent que l’anonymat est garanti pour protéger les sources de l’intimidation, et trahit de ce fait sa véritable fonction, celle d’être l’organe de propagande du pouvoir.

    Bravo de le dénoncer, et de dénoncer la censure au sujet du mouvement démocratique vénézuélien!

  2. […] (Dans une série qui pourrait s’intituler «On est vraiment pas les seuls» :  Propagande et censure chez Radio-Canada) […]


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