Publié par : quebecsocialiste | 5 avril 2011

Condamnation des attaques fascistes contre le Parti communiste de Bohême-Moravie

La Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD) condamne les attaques contre le Parti communiste de Bohême-Moravie

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La Fédération mondiale de la jeunesse démocratique note l’intensification des actions anti-communistes menées actuellement contre le Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM). Cela est apparu au grand jour lors de l’audition parlementaire sur le projet de loi sur la pseudo-résistance anti-communiste, soit une résistance violente contre le système socialiste Tchécoslovaque dans les années 1948-49 et qui a été suivie d’une chasse à l’homme politique et médiatique contre les députés du KSCM Marta Semelova et Miroslav Grebenicek. Il y a eu même des menaces d’interdiction du KSCM et l’enquête des autorités gouvernementales est en cours.

 

Le gouvernement de droite formé en 2010 s’est servi de sa majorité parlementaire pour faire passer des lois anti-sociales en faveur des capitalistes, et au détriment des intérêts des travailleurs, y compris même les employés des couches moyennes. Pour détourner l’attention de ces politiques anti-sociales, une campagne anti-communiste a été mise sur pied avec un engagement direct de certains députés, sénateurs et associations anti-communistes comme la « Confédération des prisonniers politiques », ainsi que du gouvernement même et en particulier le Ministère de l’Intérieur.

 

Il s’agit d’un ensemble de mesures commençant par le débat sur le projet de loi mentionné concernant la résistance anti-socialiste qui place les adversaires du régime socialiste sur le même plan que les combattants anti-fascistes, qui glorifie les terroristes qui ont tué des citoyens innocents, volé et ravagé l’économie nationale. Une autre mesure soumise à débat par le gouvernement est la baisse des retraites des anciens fonctionnaires du Parti communiste de Tchécoslovaquie afin de libérer des fonds pour augmenter les retraites des membres de la résistance anti-socialiste. La dernière étape, à ce jour, a été la création d’une équipe spéciale du Ministère de l’Intérieur destinée à recueillir des sources documentaires qui serviront à la procédure judiciaire menée devant la Cour administration suprême pour la dissolution et l’interdiction du KSCM. Il s’agit d’une tentative d’interdire un parti qui est partie intégrante du système politique de République tchèque, qui respecte la Constitution, la Charte des droits fondamentaux et les libertés fondamentales ainsi que les lois de la République tchèque et qui bénéficie d’un soutien d’à peu près 12% des électeurs avec de nombreux élus, du niveau régional et municipal jusqu’au national et à l’européen.

 

En ce qui concerne la loi sur la résistance anti-socialiste, elle s’appuie sur une adoration idéologique de la terreur et des meurtres anti-communistes, et le mépris pour les victimes et les conséquences de cette violence et a un effet incitatif pour ce qui est du présent et de l’avenir. Les représentants de la résistance anti-socialiste ont commis des crimes violents contre les citoyens et représentants d’un Etat souverain reconnu internationalement, comme ce fut le cas pour la bande terroriste des frères Masin qui ont assassiné des fonctionnaires, des agriculteurs membres de coopératives, des membres des forces armées et ont détourné des moyens de transport en prenant des otages et en se livrant à des vols à main armée. Le projet de loi sur la résistance anti-socialiste s’intègre dans un révisionnisme historique idéologiquement motivé.

 

Lors de l’audition parlementaire, même le droit à la liberté d’opinion et d’expression a été nié, lorsque les discours des députés du KSCM Marta Semelova and Miroslav Grebenicek ont été grossièrement perturbés par les députés de droite faisant tous les efforts pour les empêcher de finir leurs discours, avec des appels adressés au Ministère de l’Intérieur afin de préparer l’interdiction du KSCM et même avec des appels du Conseil municipal de la capitale Prague à Marta Semelova, afin qu’elle démission de son mandat parlementaire qu’elle a obtenu aux dernières électtions grâce à un soutien important de la part des électeurs.

 

La FMJD dénonce et proteste contre les attaques anti-communistes envers le KSCM et ses représentants, ainsi que contre le projet de loi sur la pseudo-résistance anti-socialiste et exprime ses préoccupations concernant la mise en péril des droits de l’Homme et des libertés démocratiques fondamentales en République tchèque.

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