Publié par : quebecsocialiste | 30 octobre 2010

Blocus de Cuba : le monde dit «assez!»

Ainsi, pour la 19e année consécutive, le monde a démontré son support pour la cause du peuple cubain, affligé par le blocus barbare et anachronique des États-Unis depuis 50 ans. Avec 187 votes en faveur de la résolution demandant la fin immédiate du blocus U.S. de Cuba, 2 votes contre (États-Unis et Israël) et 3 abstentions (Palau, les îles Marshall et la Micronésie), nous sommes aujourd’hui en mesure, plus que jamais, d’affirmer que les États-Unis sont seuls contre le monde sur cet enjeu. Une excellente nouvelle.

Alors que l’état illégitime et terroriste d’Israël, qui s’y connaît en blocus inhumain avec le cas de Gaza, est le dernier support des États-Unis dans cette affaire, le passage de la minuscule Palau de «contre» (cet état a été le seul autre à voter aux côtés des USA et de l’apartheid sioniste l’année dernière) au camp des «abstentions» est d’autant plus une défaite pour les États-Unis puisque Palau (et les îles Marshall) sont en fait des colonies des États-Unis, qui leur fournissent leur budget.

De l’autre côté, il faut noter le support unanime de l’Amérique latine, de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie en faveur de la fin du blocus.

Imposé à Cuba depuis 1960 et renforcé à maintes fois depuis malgré l’opposition internationale, le blocus de Cuba par les États-Unis est considéré avec raison par plusieurs comme une politique anachronique et inutilement punitive, alors que pour d’autres, toujours avec raison, il s’agit carrément d’un crime contre l’humanité, le blocus étant dans les faits une punition collective.

Pour tenter de justifier la nouvelle défaite cuisante de son pays à l’ONU, le représentant des États-Unis à l’ONU, Ronald Godard, y est allé de cette déclaration :

«L’opinion des États-Unis est qu’une nouvelle ère dans les relations américano-cubaines ne pourra pas débuter avant que le peuple cubain ne bénéficie des libertés politiques et économiques reconnues internationalement.»

Les «libertés politiques et économiques reconnues internationalement», vraiment? Cette déclaration semble bien hypocrite, quand on sait que les États-Unis viennent de conclure le plus gros contrat de vente d’armes de l’histoire avec… l’Arabie-Saoudite. C’est donc dire que, pendant que les États-Unis vendent pour des dizaines de milliard$ d’armements à la monarchie saoudienne moyenâgeuse pour que cette dernière puisse continuer d’opprimer son peuple de la manière la plus brutale possible et sans recevoir la moindre critique de la part des États-Unis «gardiens de la liberté et de la démocratie», ces mêmes États-Unis s’obstinent, à contre-courant de l’écrasante majorité de l’opinion mondiale, à imposer une punition collective à la république de Cuba, où des individus à la solde d’une puissance étrangère ennemie (les USA) peuvent crier dans les rues et affirmer aux «journalistes» du monde entier que leur pays est «une dictature totalitaire et un enfer sur terre où les gens sont étouffés par l’oppression et bla bla bla» sans être le moindrement du monde inquiétés par cette fameuse «censure totalitaire» imaginaire… Peut-être que par cette déclaration, le représentant yankee voulait en fait dire : «Nous cesserons de punir le peuple cubain quand ce dernier se soumettra à nouveau à l’empire étasunien, comme à la belle époque de la dictature sanglante de Batista, quand le peuple cubain était en majorité illettré et trop pauvre pour se payer des soins de santé et que Cuba n’était rien de plus que le bordel de l’Amérique.»

En passant, accepter de l’argent d’une puissance ennemie dans le but de provoquer des troubles visant à renverser le gouvernement de son pays, constitue une crime grave dans n’importe quel pays du monde, le code pénal de beaucoup d’états prévoyant la prison la peine de mort ou la prison à perpétuité (c’est le cas dans plusieurs pays occidentaux). À cuba, on les laisse courir dans les rues en toute liberté. À chacun sa vision de la démocratie on dirait…

Sans le blocus, Cuba se serait épanouie en une révolution prospère, ce qui aurait incité d’autres peuples à faire de même en Amérique latine. Les États-Unis impérialistes le savent, d’où leur entêtement dans le blocus de Cuba. Au final, ce fut un échec lamentable, étant donné que l’Amérique latine est maintenant majoritairement tournée à gauche, vers le socialisme, et que cette même Amérique latine a voté à l’unanimité pour la fin du blocus. Si les États-Unis ne mettent pas fin à leur blocus bientôt, c’est l’Amérique latine qui va le faire, étant donné que les échanges commerciaux et amicaux entre Cuba et le reste de son continent ne cessent de s’accroîtrent, dans l’égalité et le respect mutuel de leurs souverainetés.

-Gabriel Proulx

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