Publié par : quebecsocialiste | 20 octobre 2010

Qui est Liu Xiaobo?

Partisan de la recolonisation de la Chine par les Occidentaux, Liu Xiaobo a reçu le prix Nobel de la paix 2010.

Ce n’est pas la première fois, et je n’hésiterai pas à le redire : le prix Nobel n’est plus qu’un vulgaire outil de propagande occidental, et ce depuis bien longtemps déjà. Dans le département de la «paix», nous n’avons qu’à penser aux Woodrow Wilson (président étasunien responsable de l’emprisonnement illégal de milliers de communistes et de syndicalistes), Henry Kissinger (ministre étasunien responsable d’atrocités au Viet-Nam et architecte de la dictature fasciste d’Augusto Pinochet au Chili), Shimon Peres (président israélien ayant ordonné plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Liban et en Palestine, en plus d’être considéré comme l’un des fondateurs du programme nucléaire militaire «secret» de l’apartheid israélien), ou encore, plus récemment, Barack Obama (actuel président des États-Unis responsable du renforcement du nombre de troupes en Afghanistan ainsi que de l’escalade de la violence dans ce pays, en plus d’être impliqué dans les tentatives de déstabilisation politique de l’Amérique latine).

Bref, ce «prix» n’a plus la moindre crédibilité. Dans cet article de Domenico Losurdo, on apprend que Liu Xiaobo, le fameux «dissident» chinois, qui a été glorifié à outrance dans les grands médias occidentaux, est en fait un colonisé pro-guerre prônant ouvertement l’écrasement militaire de son propre pays et de sa culture par les puissances occidentales et le retour à la période tragique de la colonisation de la Chine par ces mêmes puissances blanches. Liu Xiaobo : opposant politique pacifiste ou agent provocateur agissant au nom de l’occident? Avant de vous faire une idée claire, vous vous devez au moins de lire ce texte. Même si, comme moi, vous ne considérez pas la Chine comme un état socialiste (loin de là), cette révélation devrait vous rappeler que les «héros» de l’occident peuvent être les fascistes des autres :

Qui est Liu Xiaobo?

-Domenico Losurdo

Quelques jours après l’attribution du prix Nobel de la paix à Liu Xiaobo, la presse occidentale n’a toujours pas informé ses lecteurs des idées qu’il défend. Et pour cause ! Le Nobel de la paix a été décerné à un nostalgique de la colonisation qui ne voit de salut que dans l’écrasement de sa propre culture par les armées occidentales.

En 1988, Liu Xiaobo déclara dans une interview que la Chine avait besoin d’être soumise à 300 années de domination coloniale pour pouvoir devenir un pays décent, de type évidemment occidental. En 2007, Liu Xiaobo a réaffirmé sa thèse et a invoqué une privatisation radicale de toute l’économie chinoise.

Je reprends ces informations d’un article de Barry Sautman et Yan Hairong publié sur le South China Morning Post (Hong Kong) [1]. Il ne s’agit pas d’un journal aligné sur les positions de Pékin qui, au contraire, est critiqué dans ce même article pour avoir frappé une opinion fût-elle « ignoble » par la détention plutôt que par la critique.

De mon côté je voudrais faire quelques observations. On peut lire même dans les manuels d’histoire occidentale que commence, à partir des guerres de l’opium, la période la plus tragique de l’histoire de la Chine : un pays de très antique civilisation est littéralement « crucifié », écrivent d’éminents historiens ; à la fin du 19ème siècle, la mort en masse d’inanition devient une affaire quotidienne banale. Mais, selon Liu Xiaobo, cette période coloniale a trop peu duré ; elle aurait dû durer trois fois plus ! Le moins qu’on puisse dire est que nous sommes en présence d’un « négationnisme. Eh bien, l’Occident n’hésite pas à mettre en prison les « négationnistes » des infamies perpétrées aux dépens du peuple juif, mais attribue le « Nobel de la paix » aux « négationnistes » des infamies longtemps infligées par le colonialisme au peuple chinois ! Malheureusement, la gauche ne se positionne pas très différemment, cette gauche qui s’est bien gardée de condamner l’arrestation en son temps de David Irving et autres représentants de ce même courant qui sont encore en prison, mais qui ces jours-ci chante les louanges de Liu Xiaobo.

Ce dernier, par ailleurs, ne s’est pas limité à exprimer des opinions, fussent-elles « ignobles » (comme le reconnaît le South China Morning Post). Après avoir en 1988 invoqué trois siècles de domination coloniale en Chine, il est revenu à toute allure l’année suivante (de sa propre initiative ?) des USA en Chine, pour participer à la révolte de la Place Tienanmen, et s’engager à réaliser son rêve [2]. C’est un rêve pour la réalisation duquel il continue à vouloir agir, comme le montre (dans une interview en 2006 par un journaliste suédois) sa célébration de la guerre états-unienne pour l’exportation de la démocratie en Irak. Comme on peut voir, nous sommes en présence d’un personnage qui, contre son pays, invoque directement la domination coloniale et, indirectement, la guerre d’agression. C’est un rêve qui lui a valu en même temps la détention dans les prisons chinoises et le « Prix Nobel de la paix ».

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