Publié par : quebecsocialiste | 23 août 2010

Expulsion de Roms en France : le racisme «correct»…

Le Pen et Sarkozy dans des costumes d’époque qui leur vont comme un gant (photo truquée, bien-sûr, mais pas si fausse que ça…)

En France, le gouvernement Sarkozy s’enfonce de plus belle dans sa dérive sécuritaire et anti-immigrants. On le sait, des xénophobes convaincus sont aujourd’hui ministres en France (dont le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux), sous la gestion corrompue de Nicholas Sarkozy, qui ne se serait jamais retrouvé là sans l’aide d’un certain Paul Desmarais… Dans sa dernière dérive autoritaire, le gouvernement Sarkozy s’apprête à expulser des centaines de Roms du territoire français vers la Roumanie et la Bulgarie. Déjà qu’il est aberrant de détruire ainsi les espoirs pour une vie meilleure de tant de familles, le plus troublant est que cette vague d’expulsions vise exclusivement des individus et des familles d’ethnie Rom, autrefois connus comme «gitans» ou «tziganes».

Question de rafraîchir la mémoire, il faut rappeler que les Roms ont, durant la 2e Guerre Mondiale, été particulièrement visés (aux côtés des juifs, des communistes, des homosexuels et des handicapés mentaux) par la barbarie nazie. Plus que les juifs encore, les Roms ont presque toujours été considérés de manière générale comme des citoyens de seconde zone en Europe, particulièrement en Europe de l’Est. À la différence des juifs, aux représentants (sionistes et autoproclamés) desquels l’Europe et les États-Unis ont donner un territoire déjà habité par un peuple qui n’avait rien à voir dans leur malheur, peuple palestinien innocent que les sionistes humilient, tuent et nettoient ethniquement depuis plus de 60 ans avec le support inconditionnel des mêmes puissances qui ont autrefois martyrisé les juifs… À la différence de ces victimes là, le peuple Rom n’a jamais été dédommagé pour les horreurs qu’il a subit durant la période fasciste. En fait, ils sont toujours aussi stigmatisés qu’avant…

Durant la 2e Guerre Mondiale, peut-être plus cruellement encore qu’en Allemagne, les «tziganes» (terme péjoratif désignant les Roms) ont été la cible de grands nettoyages par les gouvernements fantoches alliés au 3e Reich. Les pires exactions ont sans doute eu lieu en Croatie, petit état devenu «indépendant» après l’invasion de la Yougoslavie par l’armée hitlérienne. Son gouvernement fasciste mis en place, l’état croate, traditionnel client de l’Allemagne, a rapidement fait sien la croisade de purification ethnique d’Hitler. Dans les camps de la mort croates, les Roms étaient massacrés comme du bétail, et lorsque leurs bourreaux manquaient de moyens et de munitions, ils les ligotaient et les jetaient par groupes dans des fosses, où les plus fanatiques des nazis croates se jetaient ensuite, armés de couteux, pour accomplir l’innommable.

Les Roms sont aujourd’hui toujours stigmatisés en Europe comme «rien que des voleurs et des paresseux» et toujours persécutés dans des pays comme la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, les trois états baltes (Lituanie, Lettonie et Estonie) et plus particulièrement, d’une manière des plus révoltantes, en République Tchèque, où la persécution des Roms a été institutionnalisée, avec des histoires d’horreur comme ces femmes Roms stérilisées de force dans les hôpitaux et les enfants Roms placés systématiquement dans des classes pour handicapés mentaux. C’est à croire que les Roms n’ont pas droit à la même sympathie que d’autres… Surtout pour le gouvernement conservateur du Canada, dont le ministre de l’immigration, Jason Kenney (un autre xénophobe), considère que : «Il est impossible que des réfugiés puissent provenir de la République Tchèque, une démocratie libérale»…

Aujourd’hui, en France, un état qui autorise les sionistes israéliens à tirer sur tout ce qui bouge en agitant l’épouvantail de l’Holocauste, le gouvernement de Nicholas Sarkozy se prépare à renvoyer en Roumanie et en Bulgarie des centaines de familles Roms sous prétexte «qu’ils ne sont pas assez intégrés» et qu’ils érigent leurs campements «sans autorisations». C’est donc pour ces raisons floues que ces gens seront renvoyés dans leurs pays d’origine, où ils sont condamnés au chômage et à la pauvreté par une société qui les stigmatise comme «des voleurs et des paresseux». À peine arrivés à Bucarest, certains d’entre eux ne se gênent pas pour dire qu’ils ne sont pas les bienvenus en Roumanie et qu’ils reprendront la route de la France dans quelques semaines, voir quelques jours seulement.

Quand c’est rendu que l’ONU accuse de racisme un état occidental (la France possède en plus un droit de veto au conseil de sécurité), et que le conseil de l’Europe pointe du doigt l’un des états dominants de l’Union Européenne pour discrimination, c’est que quelque chose de très sérieux est en train de se dérouler sous nos yeux : le premier pas de déportations massives d’individus et de groupes d’individus en fonction de leur appartenance ethnique et de la paranoïa d’un leadership français qui a depuis longtemps dépassé la simple obsession pour les prochaines élections. Si les despotes en herbe du gouvernement Sarkozy voulaient vraiment aller chercher les votes du FN, il serait temps qu’ils regardent les sondages pour réaliser que c’est l’inquiétant contraire que leurs actions ont produit : le FN du clan Le Pen, dangereux parti français d’extrême droite raciste et négationniste, remonte dans les sondages…

Enfin, sauf pour l’exception de certains chroniqueurs de Quebecor, je suis soulagé de voir qu’au Québec, malgré la fausse crise des accommodements raisonnables et ses suites pathétiques, nous sommes toujours loin de la France et de son système de «deux poids, deux mesures» en matière de racisme (exemple : c’est «mal», même pour les juifs, de boycotter Israël pour les obliger à respecter les droits humains des palestiniens, mais c’est «correct» de déporter des Roms par centaines et de parler de retirer la nationalité française à certains arabes). Nicholas Sarkozy n’a pas besoin de chercher jusqu’au Québec pour trouver «des sectaires et des gens repliés sur eux-mêmes», il n’a qu’à se contempler dans le miroir ou à regarder du côté de son propre gouvernement…

«Liberté. Égalité. Fraternité.» Telle est la devise de la France… Il serait donc temps pour le peuple français d’effectuer son devoir et de protéger sa démocratie en expulsant du gouvernement ceux qui cherchent à corrompre la France!

Gabriel Proulx

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