Publié par : quebecsocialiste | 18 mai 2010

Nucléaire iranien : l’hypocrisie de l’occident démasquée

Il est maintenant évident que l’occident se fiche royalement du nucléaire iranien dans le dossier des sanctions. Même après un accord historique entre l’Iran, le Brésil et la Turquie, accord qui règle en grande partie les problèmes des deux côtés, Washington et l’Europe continuent avec leurs menaces de sanctions criminelles. C’est à croire qu’ils en ont fait une question de fierté…

Maintenant que l’excuse du nucléaire ne tient plus, il n’y a plus de doute possible : le régime des sanctions de l’occident ne se sert d’un certain Conseil de sécurité de l’ONU (grossièrement antidémocratique) que pour se donner une légitimité quelconque. Nous voyons ici des sanctions punitives être imposées à une nation pour la simple raison de son opposition à l’impérialisme yankee et à l’apartheid israélien. Ce n’est pas nouveau, sauf que l’excuse donnée (le nucléaire) ne tient pas la route une seconde.

Pendant que l’occident cherche à punir un peuple tout entier (car, comme dans le cas de l’Irak, ces sanctions ne feront qu’apporter la misère à la population, alors que l’élite « visée » ne sentira pratiquement rien), alors que l’Iran est une nation signataire du TNP, l’apartheid sioniste d’Israël détient entre 200 et 300 ogives nucléaires tout en se moquant allègrement du droit international. On parle d’un état raciste et isolationniste qui a empêché non seulement l’intellectuel juif de renommée mondiale Noam Chomsky de se rendre en Cisjordanie pour y donner une conférence, mais qui a également expulsé l’artiste espagnol Ivan Prodi parce qu’il voulait organiser un festival de clowns à Ramallah, en Palestine occupée.

Pendant que l’occident s’émeut d’une déclaration (mal traduite) du président iranien Ahmadinejad, qui veut la destruction du régime sioniste (le régime, et pas le territoire), ce même occident à l’indignation sélective n’a rien à dire lorsque des ministres israéliens menacent de rayer physiquement de la carte la Syrie et l’Iran, en plus de menacer son voisin libanais de renvoi « à l’âge de pierre », alors que le Liban ne pose aucune menace pour Israël. Même en ne supportant aucunement le régime obscurantiste d’Iran et sa marionnette Ahmadinejad, il faut avouer que le « deux poids, deux mesures » est évident ici.

Environ 800 000 palestiniens ont été chassés de leurs terres et poussés à l’exode par la campagne de terreur lancée par les forces sionistes en 1948. La « Nakba » palestinienne (nakba signifie « catastrophe en Arabe) est ainsi survenu il y a 62 ans. Aujourd’hui, l’ONU estime à 4,7 millions le nombre de réfugiés palestiniens avec leurs descendants. Cela fait 62 ans que l’état d’Israël et ses alliés privent les palestiniens de leurs droits les plus élémentaires.

Il faudrait également noter que le principal allié, support financier et fournisseur d’armes du régime sioniste, n’est autre que le seul pays à avoir utilisé la bombe atomique : les États-Unis. Une autre note, cette fois sur cette fameuse « communauté internationale » qui, si l’on se fit aux grands médias bourgeois, ne se résume qu’à l’Europe, au Canada, aux États-Unis et à leurs valets, incluant à l’occasion la Russie et la Chine : le Conseil de sécurité de l’ONU, dirigé par les membres permanents que sont les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine, 5 puissances nucléaires, n’est qu’un vestige de la seconde guerre mondiale, tout comme l’OTAN n’est qu’un anachronisme de l’époque de la guerre froide. Avec 5 membres à droit de veto qui peuvent chacun faire « la pluie et le beau temps », selon leurs humeurs et leurs alliances, comme en font foi les nombreux vetos des USA en faveur d’Israël, un état voyou qui menace régulièrement ses voisins, il est difficile de voir aujourd’hui de quelle façon cette instance est censée garantir la sécurité de la planète…

En conclusion, si l’on s’en tient à la stricte défense de la sécurité mondiale, c’est l’état israélien qui devrait être bombardé de sanctions pour son non-respect du droit international, des droits humains élémentaires, des questions nucléaires et de la souveraineté nationale de ses voisins. Pour une poignée de prisonniers de droit commun, sélectionnés comme « prisonniers politiques » par les États-Unis, ces derniers continuent d’imposer un blocus cruel et illégal au peuple de Cuba, blocus condamné par le monde entier, le seul appui extérieur stable à cette infamie étant, vous l’aurez deviné, l’état d’Israël. Il serait temps, en 2010, de penser à imposer des sanctions économiques et militaires à Israël, ne serait-ce qu’en support des plus de 10 000 prisonniers politiques d’Israël, un état autoproclamé « démocratique », malgré le fait qu’il emprisonne des enfants et déporte des familles entières en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse.

Si vous êtes en accord avec cette idée, supportez la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions contre l’état d’Israël.

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :