Publié par : quebecsocialiste | 27 avril 2010

Le combat de la Bolivie pour le respect de l’environnement

Changement climatique. La Bolivie met la pression.

l’Humanité, le 20 avril 2010

par Marie-Nöelle Bertand

La Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique s’ouvre à Cochabamba. Objectif : pousser à la signature d’un accord contraignant dès décembre prochain.

Elle fut l’un des trublions de Copenhague, ne ratant jamais l’occasion d’harponner les pays industrialisés au sujet de leur dette climatique. La ­Bolivie enfonce le piton en ouvrant, à partir d’aujourd’hui, la première Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique. Le rendez-vous se tiendra jusqu’au 22 avril, à Cochabamba, et vise ouvertement à mettre les négociations onusiennes sous pression populaire.

« Il faut porter la société ­civile au cœur des négociations », expliquait, il y a une semaine, Pablo Solon, négociateur principal de la ­délégation Bolivienne à Bonn, où se tenait une session de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (UNFCCC, en anglais. Lire notre édition du 12 avril). « C’est le seul moyen d’imposer aux pays industrialisés de réduire d’au moins 40 % leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020 dès la ­conférence de Cancun, en décembre prochain. »

Un accord juridiquement contraignant signé dès 2010  ? De fait, plus grand monde n’y croit à l’UNFCCC. Yvo De Boer, jusqu’alors secrétaire ­exécutif onusien sur le climat, se ­résignait, lors de la session de Bonn  : le plus ­raisonnable est maintenant de viser ­l’horizon 2011.

Référundum mondial

Résistante, avec l’ensemble des pays de l’Alba (Alliance Bolivarienne pour les Amérique, regroupant le Venezuela, Cuba, le Nicaragua, etc.), à l’accord issu de Copenhague – non contraignant, ­imprécis et trop conciliant avec les pays riches et leur passif de pollueurs, il n’a, en outre, été ratifié que par cent dix pays sur les cent quatre-vingt-douze rassemblés au Danemark –, la Bolivie, elle, ne démord pas. « Nous n’avons pas le choix, c’est la vie de centaines de milliers de personnes qui nous dicte la manière de procéder », commentait Pablo Solon. Organisations non gouvernementales, associations, syndicats, scientifiques ou ­partis politiques  : des délégations de quelque cent vingt pays sont attendues aujourd’hui à ­Cochabamba. Une soixantaine de gouvernements devraient également être représentés. Au programme  : s’entendre sur un texte à soumettre à Cancun, incluant des engagements de réduction des émissions de GES pour les pays industrialisés, historiquement responsables de la pollution atmosphérique.

La réalisation d’un ­référendum mondial sur les conséquences des émissions de GES, ainsi que la création d’un tribunal de justice climatique devraient être proposé lors de ce sommet alternatif. Les droits de la Patchamama – la Terre mère, selon le terme bolivien – traverseront les débats. Une notion revendiquée comme profondément culturelle par les habitants du pays, qui pourrait néanmoins faire débat, quand certains la jugent par trop ésotérique.

Source

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :