Publié par : quebecsocialiste | 22 mars 2010

Venezuela : encore l’hypocrisie des médias privés capitalistes

 

On le sait, Hugo Chavez est la «bête noire» du néo-libéralisme (capitaliste) et pour cette seule raison, les bourgeois le détestent, tout comme les faux journalistes de leurs médias privés, qui sont eux payés pour le diffamer. Voici un texte du site Le Grand Soir sur l’attitude hypocrite et vulgaire des médias privés français envers Chavez et ses alliés de la révolution bolivarienne en Amérique latine. Au Québec, en prenant Quebecor comme l’exemple suprême de tout ce qui est contraire au concept de neutralité journalistique et d’information juste et vérifiée, on peut penser aux chroniqueurs Joseph Facal et Richard Martineau, par exemple, qui ne se gênent jamais pour vomir mensonges et insultes sur Hugo Chavez et sur son gouvernement démocratiquement élu, ou encore, sur toute personne ou groupe qui pourraient l’appuyer.

Voici le texte en question :

Le macaque vous salue bien.

Eric Zemmour ayant eu des propos déplacés et sommaires sur le lien entre la délinquance, les arabes et les noirs dans une émission télévisée de Laurent Ruquier, ce dernier a pris des timides et tardives distances. Le CSA s’émeut. Des sanctions sont en vue. Elles ne compromettront pas la carrière de Zemmour ni la réputation de la chaîne.

La bourgeoise vénézuélienne qualifie de « macaques » et de « negritos » Hugo Chávez et les pauvres des bidonvilles qui surplombent Caracas. Les médias vénézuéliens ne sont pas en reste. Sur l’écran de la télévision RCTV (dont on nous fait croire depuis mai 2007 qu’elle a été fermée par le gouvernement bolivarien) on a pu lire au bas de l’écran des choses subtiles comme : « Ce nègre macaque communiste doit quitter le gouvernement » et : « Ce nègre communiste doit mourir ». Les sites des médias vénézuéliens laissent les bloggeurs en faire impunément leur miel.

La presse du monde entier est un relais complaisant qui rapporte le surnom animalier, sans rien y trouver à redire. Parfois, les sites Internet français non « modérés » y ajoutent l’injure scato comme sur Agora-vox : « Eh bien oui Chávez est une grosse merde, ici en bolivie son surnom est le macaque majeur, Morales étant le macaque mineur » (par georges21, le 13 septembre 2008).

Hugo Chávez en plaisante dans son émission dominicale en direct « Aló presidente » : « Evo me dit : « Ils m’appellent le macaque ». Je lui réponds : « Mais moi aussi, ils m’appellent le macaque. Nous sommes deux macaques, ha ! ha ! »

C’est à ce rire satanique et à ce culot de parler en direct avec le peuple qu’on voit que la république bolivarienne est une dictature (ou pas loin, lisez notre presse).

A l’opposé, la France, patrie des droits de l’Homme, adopte une position équilibrée. Prête à condamner Chavez s’il appliquait la loi sur les injures à chef d’Etat, elle compense cette rudesse potentielle par l’absolution d’une classe politico-médiatique vénézuélienne (et blanche) qui crache en permanence contre un peuple et son gouvernement légitime des injures que Zemmour n’oserait pas proférer chez nous.

Théophraste.

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