Publié par : quebecsocialiste | 10 février 2010

Ukraine : la fin de la « révolution Orange »

Dimanche, le 7 février dernier, la « révolution Orange », ce mouvement politique ukrainien piloté par la CIA, a finalement mordu la poussière, dans les urnes. Tout d’abord, Viktor Iouchtchenko, président sortant et leader de cette « révolution » qui n’avait de « révolutionnaire » que le nom, a été éjecté de son poste avec un support marginal qui ne lui a apporté que 5% des voix, bon pour un 5e rang sur 18 candidats au premier tour. Iouchtchenko ayant perdu toute forme de support populaire, il revenait à la PM sortante, Ioulia Timochenko, surnommée « la dame de fer » (comme Staline?) de surmonter l’avance de 10 points de Viktor Ianoukovitch, « le candidat des régions ».

Si on peut effectivement dire que Timochenko est pro-Europe et que Ianoukovitch est pro-Russie, réduire le scrutin à cette plus simple expression serait une erreur. Brisant leurs promesses de prospérité faites à la population ukrainienne, les leaders oranges ont détruit l’économie ukrainienne et plongé le pays dans une crise économique monstre, dans un autre échec cuisant du capitalisme. Aussi, durant le scrutin, la pro-Europe démontré une ouverture à la Russie, et vice-versa.

Concrètement, pour nous communistes, ce n’est qu’un politicien de droite qui a défait une autre politicienne de droite. Des élections « à l’occidentale », quoi. Par contre, au niveau de la sécurité mondiale, l’élection du pro-russe est une très bonne chose. Lorsque l’agent de Washington, Iouchtchenko, était président de l’Ukraine, la perspective d’une nouvelle expansion de l’OTAN impérialiste vers l’est, plus précisément dans les états du « GUAM » (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Moldavie), était très inquiétante, encore plus depuis la guerre Russie-Géorgie d’août 2008, où l’on a pu voir que les deux leaders ultra-nationalistes, le dictateur Saakachvili, de Géorgie, et le président Iouchtchenko, d’Ukraine, sans parler des nazis à la tête des états baltes (Lithuanie, Estonie et Lettonie), étaient près à plonger le monde dans une 3e guerre mondiale sur les seules bases de leurs querelles de frontières avec Moscou et de leur haine viscérale des russophones.

Au moins, avec Ianoukovitch à la tête de l’Ukraine, le projet, hautement dangereux, d’expansion de l’OTAN vers l’est, est mis sur la glace pour 4 ans.

Pour finir, la russophobe Alexandra Szacka, de Radio-Canada, n’est peut-être pas contente, elle qui faisait de la propagande pour Timochenko pendant la campagne électorale, mais le fait demeure qu’avec 48, 95% des voix, contre 45,47% pour Timochenko, Ianoukovitch a été reconnu vainqueur d’un scrutin décrit comme étant propre par les observateurs internationaux, dont l’OSCE, et même par Washington. Rendu là, on peut dire que c’est officiel : la révolution Orange est maintenant morte et chose du passé.

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