Publié par : quebecsocialiste | 6 février 2010

Des nouvelles de la politique québécoise et canadienne

Jean D’Amour et la corruption… Ligne de parti?

Le nouveau député de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour a été élu avec une confortable avance alors qu’il était bien connu que le commissaire au lobbyisme étudiait certaines allégations de lobbyisme concernant l’ex-maire de Rivière-du-Loup

 Pendant que Jean Charest est en Inde et qu’il se lave les mains de la vente d’amiante québécoise à un pays où les prolétaires qui doivent travailler avec ce matériel n’ont pas droit à des protections adéquates contre ce produit et ses nombreux effets secondaires nocifs pour la santé, dont le cancer, son parti est également dans l’eau chaude à la maison. Tout d’abord, j’aimerais transmettre les voeux de solidarité du PCQ avec nos camarades prolétaires indiens.

De retour au Québec : Jean D’Amour, ex-maire de Rivière-du-Loup et aujourd’hui député libéral de la circonscription du même nom, a été reconnu coupable de lobbyisme illicite, dans le domaine de la construction. Dans le contexte actuel de crise de confiance de la population à l’endroit du gouvernement, pour des raisons similaires, mais à l’échelle du Québec, le fait que Jean’DAmour puisse s’en tirer avec une maigre amende de 500$ (alors qu’il a empoché beaucoup plus en abusant de son pouvoir d’influence) et une petite claque sur les doigts de Charest, qui « lui fait toujours confiance », est une preuve incontestable qu’on ne voit que la pointe de l’iceberg…

Jim Prentice, ministre de l’environnement… des pétrolières

 Le ministre fédéral conservateur de l’environnement, Jim Prentice, a soutenu il y a quelques jours que le Québec, à la fine pointe de la cause environnementale, fait preuve de « sottise » (folly), parce que le Québec en fait trop pour l’environnement, selon, il faut le rappeler, le ministre canadien de l’environnement.

«C’est inimaginable d’avoir un ministre qui est censé être responsable de l’environnement reprocher à une province de trop bien protéger l’environnement», tels étaient les mots du député NPD d’Outremont, Thomas Mulcair. «(Le gouvernement conservateur) est en train de faire la preuve que le Québec ne voit pas ses intérêts bien servis dans le Canada, ni sur le plan économique, ni sur le plan environnemental», a lancé Gilles Duceppe, du Bloc québécois.

Ce qui est important d’ajouter ici, c’est que, en plus d’être franchement pathétique, l’attitude insultante du ministre Prentice envers les politiques environnementales du Québec sert à nous rappeler que le gouvernement fédéral constitue un frein constant au développement du plein potentiel de la nation québécoise. À quoi bon tenter d’atteindre le progrès dans une fédération corrompue jusqu’à la moelle, dont les partisans ne sont tout simplement pas intéressés à ce qu’on propose pour atteindre ce progrès. La situation au problème environnemental au Québec ne se limite pas à quelques politiques locales sur lesquelles le gouvernement fédéral peut nous enlever notre pouvoir de décision à tout moment, mais bien à une politique indépendante et forte en matière d’environnement, fidèle aux principes de sauvegarde des générations futures, c’est-à-dire nos enfants et nos petits-enfants.

Si l’opposition à Ottawa, un terme utilisé de façon bien large, est incapable de faire le travail, ce sera à la rue québécoise de faire comprendre le message aux hommes de mains de Stephen Harper, dont Christian Paradis, lieutenant politique d’Harper au Québec, qui a qualifié les propos insultants de Jim Prentice envers le Québec de « débat sain ».

Pour finir, il est de plus en plus évident que la corruption, propre au capitalisme, a infiltré les sphères les plus hautes du pouvoir politique bourgeois. Sans donner raison aux abstentionnistes, il est vrai que la majorité des partis politiques ne se soucient plus de ce que la population pense. Je dis « sans donner raison aux abstentionnistes », parce qu’ils font preuve d’une grande mauvaise foi en ignorant les partis politiques de gauche qui ont à coeur les intérêts du peuple, des partis politiques comme Québec Solidaire et l’avant-garde socialiste du PCQ, qui oeuvrent pour la justice sociale, l’égalité, pour un état redevable aux travailleurs et aux travailleuses, bref, pour un Québec libre et socialiste.

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