Publié par : quebecsocialiste | 31 octobre 2009

Les « alliés » et la réécriture de l’histoire

On se rappellera toujours de cette image historique marquant la fin de la 2e Guerre Mondiale en Europe et par le fait même, la chute des nazis par l’effort acharné des peuples de l’URSS. Malheureusement, les racailles fascistes de la nouvelle extrême droite en Europe et en Amérique du Nord tentent de l’effacer de la mémoire collective, afin de se débarrasser de ce souvenir, gênant pour la propagande arrogante de l’occident capitaliste. Pourtant, les preuves sont là et ne manquent pas. Il est bon, par exemple, de se rappeler que ce sont les soviétiques qui ont en premier découvert et mis à jour les camps d’extermination nazis. De l’autre côté, il est incroyable de constater les « efforts » de malhonnêteté intellectuelle fournis par l’occident afin d’enterrer ses propres démons, à l’heure où l’on n’a de cesse de s’en prendre au rôle historique de l’armée Rouge dans la débâcle du 3e Reich. Comme exemples, il est important de souligner l’accord de Munich (qui céda la Tchécoslovaquie indépendante à Hitler), le réarmement d’une Allemagne agressive sous le regard nonchalant de l’Ouest (qui souhaitait bien voir tout cet arsenal être utiliser pour écraser l’URSS) ou encore, le caractère profondément antisémite du gouvernement canadien de l’homme qui figure aujourd’hui honteusement sur les billets canadiens de 50$ (qui refusait même l’entrée aux enfants juifs), en plus des camps de concentration pour les citoyens d’origine nippone au Canada et aux États-Unis. Dire qu’aujourd’hui, l’Europe tente de mettre le communisme (qui n’a jamais été appliqué, pas plus en Europe qu’en URSS) sur un pied d’égalité avec le nazisme, facilitant ainsi la criminalisation des partis communistes dans l’entité illégitime, alors que le nazisme lui-même est florissant dans les pays baltes, mais aussi en Europe de l’est en général. Dégoûtant! C’est le capitalisme qui devrait être placé sur un pied d’égalité avec son ancien allié nazi! Pour finir, il serait important de souligner l’histoire des soldats soviétique de Brest-Litovsk, qui résistèrent héroïquement jusqu’à la fin sur leur petite base frontalière pendant un mois à l’assaut de la Wehrmacht, sans vivres ni support extérieur. Ces héros méritent bien plus que de se faire cracher dessus par des intellectuels de salons occidentaux hypocrites et minables! Il y aura toujours une limite à diaboliser l’armée Rouge toute entière pour les crimes de Staline!  Sur ce rappel, je vous laisse sur ce texte de Nestor Nunez, paru sur Le Grand Soir :

 Un voile opportuniste glissé sur l’histoire de la seconde guerre mondial

par Nestor Nunez

Hiver 1941. Contre-offensive soviétique

Certaines condamnations ne sont pas ingénues, et encore moins sincères. Tenter de présenter, soixante dix ans après, l’Union Soviétique, aujourd’hui disparue, comme la responsable du déclenchement de la seconde guerre mondiale obéit à des intérêts malsains mais elle n’a rien d’original. L’idée avait déjà été lancée en 1939, au moment où les nazis avaient fait irruption en Pologne, ce qui avait marqué le début de la pire conflagration de l’histoire de l’humanité.

Le prétexte avancé par les occidentaux pour lancer cette absurdité a été l’accord de non-agression signé entre Berlin et Moscou, que le gouvernement de Joseph Stalin avait accepté, au vu de l’invasion allemande en Pologne, afin de gagner du temps avant l’attaque des troupes fascistes, considérée comme inévitable, et qui, du reste, était considérée comme souhaitable par les grandes puissances capitalistes.

Ces historiens « innovateurs » et « honnêtes » ne semblent pas être au courant des erreurs graves et répétées commises par Washington, la Grande Bretagne et la France en ce qui concernait le réarmement allemand durant les années qui ont précédé la guerre. Ces pays y ont même contribué en leur fournissant des biens et des technologies.

Ces « illustres académiciens » n’ont pas non plus analysé la prétendue « neutralité » occidentale proclamée lorsque les phalangistes, appuyés directement par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste, ont mené la guerre et vaincu les forces de la République Espagnole, ou encore lorsque Rome a envahi l’Ethiopie.

Ils ne tiennent pas non plus compte de l’accord pris entre Paris, Londres et Berlin qui accordait à Hitler les territoires spoliés de la chécoslovaquie. Le calcul des pays capitalistes de l’époque, c’était qu’en étant complaisants avec le nazisme, ils le poussaient vers l’est, c’est à dire vers l’Union Soviétique.

Mais le guignol germain caressait des plans de conquête mondiale qui dépassaient l’imagination de ceux qui l’avaient poussé jusqu’au dernier moment.

Même au milieu de la débâcle, lorsque l’invasion nazie de l’Union Soviétique avait déjà commencé et que la coalition internationale antifasciste était formée, les alliés occidentaux des États-Unis et de la Grande Bretagne ont retardé le plus possible l’ouverture d’un deuxième front européen en espérant que les allemands et les soviétiques finissent par s’exterminer mutuellement.

Ce n’est qu’après les victoires retentissantes remportées par l’Armée Rouge à Stalingrad, sur l’arc de Kursk et sur d’autres fronts que, par peur d’une irruption des troupes soviétiques à l’ouest, ils se sont décidés à lancer l’attaque alliée qui, du reste, avait d’abord été programmée par les côtes des Balkans et non pas par celles de la France, avec pour objectif unique d’intercepter les « russes » sur leurs frontières.

S’il est absolument vrai qu’il y a eu un courage, un dévouement et un immense esprit de sacrifice chez tous ceux qui ont lutté honnêtement contre la peste nazie, il est également impossible de taire l’énorme héroïsme massif de tous les soviétiques qui ont dû payer le prix de 29 millions de vies pour parvenir à rompre la colonne vertébrales de la machine de guerre hitlérienne, fer de lance contre le fantôme du communisme.

Il est important que la vérité soit connue de tous, et en particulier des jeunes générations. Les « révisionnistes du passé », manipulateurs d’extrême droite, tentent de semer la confusion et le mensonge, avec l’hypocrite espérance que les vrais gagnants de l’histoire sont ceux qui l’écrivent.

Néstor Núñez

Article original
Humos oportunistas sobre la II Guerra Mundial

Source

Deux affiches de l’époque, l’une occidentale et l’autre soviétique (il y en bien plus encore de ceux-là), qui prouvent bel et bien que l’armée Rouge combattait les nazis pour la liberté des peuples en Europe lors de la seconde guerre mondiale.

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