Publié par : quebecsocialiste | 13 juin 2009

Uribe poursuit sa visite en terre coloniale canadienne

Après que manifestants pacifistes et militants pour les droits humains eurent fait le procès du président-criminel Alvaro Uribe, lundi le 8 juin dernier, voilà que ce dernier a eu un goût de ce qu’est une opposition (quelque chose qu’il ne connaît pas à Bogota) jeudi dernier aux communes fédérales. En effet, questionné par des députés bloquistes et néo-démocrates sur la situation des droits de la personne en Colombie devant le Comité permanent du commerce international canadien, monsieur Uribe n’a su faire autrement que ce qu’il fait d’habitude, c’est-à-dire: Hausser le ton comme un désaxé et traiter tout le monde de « terroristes ».

Le député Peter Julian (NPD) questionnait Uribe au sujet d’organisations comme Amnistie internationale et Human Rights Watch. En décembre dernier, la haute-commissaire aux droits de la personne de l’ONU, Navanethem Pillay, accusait la Colombie de nuire au travail de ces organisations, entre autres crimes.

Ce à quoi le valet des néo-cons yankees répondit: (Tiré d’un article de Radio-Canada) « Le président Uribe a répondu qu’il avait rayé la menace paramilitaire de la carte dans son pays et que la grande majorité des ONG pouvaient y opérer en toute liberté. Il a indiqué que certaines organisations « soutiennent des groupes terroristes » et doivent faire l’objet d’enquêtes. « Je ne veux plus être pris dans des confrontations avec des membres de ces organisations qui m’en veulent personnellement », a-t-il ajouté. »

C’est comique en quelque sorte parce que ce que l’article de Rad-Can ne dit pas, c’est que le gouvernement de monsieur Uribe est gangrené par des ex-paramilitaires (certains membres ont encore des liens très proches avec les escadrons de la mort d’extrême droite) et par la mafia narco-trafiquante, très influente jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir colombien, la famille d’Uribe étant elle-même impliquée dans des histoires de liens avec les cartels. Qu’il lance cette non-réponse sur « l’élimination de la menace paramilitaire » (à une question sur les droits humains qui ne concernait même pas les paramilitaires) ne fait donc aucun sens. De plus, une autre chose que l’article incomplet de Rad-Can ne précise pas, c’est que lors de sa campage de réélection en 2006, qui s’est soldée par des fraudes massives dénoncées par les ONG citées plus haut, l’un des slogans de campagnes d’Uribe était « Si vous n’êtes pas avec moi, vous des terroristes ». Assez facile, dans ce contexte fasciste, de sortir l’épouvantail usé du « terrorisme » pour se justifier devant n’importe quel élu en occident. Et que dire des rapports des dites ONG, qui démontrent, preuves et témoignages crédibles à l’appui, que la Colombie est dirigée par le régime le plus sanglant de toute l’Amérique? Ça se passe bien de commentaire, si ce n’est le fait qu’il est évident que monsieur Uribe n’est pas habitué à recevoir la critique en face et ne la tolère guère plus.

Finalement, conservateurs et libéraux ont été fidèles à eux-mêmes, c’est-à-dire complètement dociles face à un dictateur d’extrême droite en visite devant les communes, comme pour la fois où le chef du gouvernement obscurantiste fantoche d’Afghanistan, Hamid Karzaï (surnommé « le maire de Kaboul » par le peuple afghan), est venu nous faire la morale en toute impunité pendant que la « presse libre » levait le nez sur l’exil forcé et sur la campagne de sensibilisation menée ici-même de la députée Malalai Joya, opposante aux seigneurs de guerre présents dans le « gouvernement » de Karzaï.

Mesdames et messieurs, la fédération illégitime canadienne, de laquelle la nation québécoise est prisonnière, vient officiellement de toucher un nouveau fond! Stephen Harper pourra mettre ça sur son tableau de chasse représentant la multitude d’humiliations qu’il a infligé à « son » peuple depuis qu’il a été élu à la tête de cette monarchie constitutionnelle débile par 34 à 36% des votants canadiens, la visite sans entraves d’un des pires dictateurs de notre ère, j’ai nommé Alvaro Uribe Vélez, qui semble être, aux yeux de « notre » gouvernement, immunisé contre la loi nous permettant de le mettre aux arrêts et de le juger pour ce dont il est visiblement coupable, c’est à dire pour trafique narcotique, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité!

Justice pour tous! Hasta la victoria siempre!

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