Publié par : quebecsocialiste | 5 juin 2009

Les « droits humains » selon un « démocrate » atlantiste

En prévision du meeting de l’OEA (Organisation des États Américains) qui s’est tenu cette semaine au Honduras, et où la fin de l’interdiction de représentation de Cuba à cette organisation était à l’ordre du jour, Jorge Castaneda, ancien ministre des affaires étrangères mexicaines, a mis en ligne sur le net un texte, intitulé « L’organisation où Cuba n’a pas sa place », rempli de mensonges et de mauvaise foi, où on « apprend » qu’il n’y a qu’une seule et unique dictature dans toutes les Amériques: Cuba…

 Bon, je n’irai pas par quatre chemins: Non seulement Cuba est loin d’être l’enfer que les propagandistes atlantistes essaient de nous faire gober, mais en plus, des états comme la Colombie, le Pérou, Panama et les États-Unis sont bien loin du statut de « démocraties ». En Colombie, des opposants au gouvernement, des syndicalistes et même des paysans sans histoire se font assassiner sur une base presque quotidienne par le terroriste narco-trafiquant au pouvoir, Alvaro Uribe, et son gouvernement de représentants de la mafia et des escouades de la mort d’extrême droite qui s’occupent de la majorité de la « sale besogne » du gouvernement Uribe, dont le pays ne respecte aucun des droits élémentaires des travailleurs et travailleurs, pas plus que les droits humains eux-mêmes. Ce « modèle » est une démocratie selon monsieur Castaneda? Au Pérou, comme je l’ai déjà dit ailleurs, les péruviens « votent » dans des boîtes transparentes sous les yeux des soldats armés (du gouvernement en place), dont là encore, le pays ne respecte aucun des droits élémentaires des travailleurs et travailleurs, pas plus que les droits humains eux-mêmes. Ce « modèle » est une démocratie selon monsieur Castaneda? Le Panama, à cause de son importance économique et stratégique primordiale (canal de Panama), est un protectorat états-unien où le gouvernement ne peut se moucher sans consulter Washington. Ce « modèle » est une démocratie selon monsieur Castaneda? Finalement, aux États-Unis, tout comme chez les pays tout juste cités, c’est l’oligarchie qui mène la partie. La « démocratie » U.S. n’est en fait qu’une façade à une nation gouvernée par un grand parti unique, mais divisé en deux « ailes » à l’idéologie centrale identique, sur des apparences de points et de virgules: Les extrémistes (républicains, éléphants, rouges) et les modérés (démocrates, ânes, bleus), tous deux unis au nom du capitalisme non élu, de Dieu et des oligarques bourgeois judéo-chrétiens. Notez aussi que ce pays de style fédéral refuse par la force d’interroger les populations de Porto Rico, d’Hawaï et de Guam sur l’avenir de leurs territoires, c’est-à-dire sur leurs demandes d’indépendance. Tout cela nous mène bien-sûr, en notre condition de peuple occupé, à faire le parallèle avec cette monarchie constitutionnelle formulée en fédération illégitime qui fait office de « démocratie » au Canada, où le gouvernement actuel n’est que le fruit pourri d’à peine 36% des votants (sans compter le taux d’abstention élevé). Ici, la formule est simple: « Tenez autant de référendums que vous le désirez, petits « french frogs », car de toute façon, nous aurons toujours le dernier mot sur le résultat final, même si on le truque par une victoire par 1% avec du bourrage de boîtes. » Encore là, le peuple a vraiment le pouvoir sur tout, selon ce propagandiste à peine crédible de Jorge Castaneda.

En somme, grâce à l’initiative des vrais démocraties aujourd’hui en place en Amérique du Sud, ce n’est pas un « cadeau », ni une « main tendue » qu’on a fait à Cuba, contrairement à ce que les mass médias atlantistes essaient de nous faire croire, mais simplement la réparation d’une injustice flagrante commise en 1962, lorsque l’OEA, alors peuplée presque exclusivement de dictatures de droite brutales soumises aux États-Unis impérialistes, avait expulsé Cuba de leur petit club capitaliste, sous le prétexte (qui se passe de commentaire) que « l’adoption par Cuba du marxisme-léninisme et son alliance avec l’URSS (les méchants rivaux) étaient incompatibles avec l’organisation ». Aujourd’hui, Cuba est soulagé, mais refuse toujours, loyal à ses principes socialistes, de rejoindre cette organisation fédérale dans laquelle sont toujours présentes, les pires dictatures de notre continent, soit la première puissance impérialistes mondiale et ses derniers valets.

Cuba a réaffirmé la souveraineté de son peuple, à nous maintenant de le faire!

Vive le Québec libre!

Vive la révolution! Hasta la victoria siempre!

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